L’ancien président américain Barack Obama a exprimé publiquement ses inquiétudes face aux contenus générés par intelligence artificielle publiés par Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. Dans un entretien accordé au magazine The New Yorker et publié le 4 mai 2026, il pointe une tendance qu’il juge plus préoccupante que les attaques personnelles dont il est lui-même la cible.
Des vidéos IA au cœur de la controverse
Ce n’est pas la vidéo le représentant, avec son épouse Michelle Obama, sous les traits de singes qui retient en priorité l’attention de Barack Obama. Une autre catégorie de contenus l’alarme davantage : des clips générés par IA diffusés depuis le compte officiel du président en exercice, dans lesquels des séquences de combat sont présentées sur le mode du divertissement. Obama décrit des productions qui traitent la guerre « comme un jeu vidéo » et d’autres montrant « des excréments déversés sur des citoyens ordinaires ».
L’une de ces vidéos, publiée en octobre 2025, mettait en scène Trump aux commandes d’un avion de chasse larguant des eaux usées sur des manifestants du mouvement « No Kings ». Le clip avait circulé sans démenti officiel de la Maison-Blanche.
La famille Obama comme ligne rouge
Sur la vidéo de février 2026 — une parodie IA du Roi Lion dans laquelle plusieurs responsables démocrates, dont Barack et Michelle Obama, apparaissaient sous forme animale — l’ancien président dit ne pas « le prendre personnellement ». La limite, précise-t-il au The New Yorker, c’est l’implication de proches qui n’ont pas choisi la vie publique.
La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, avait alors balayé les critiques en demandant de « cesser la fausse indignation ». Trump, interrogé à bord d’Air Force One, avait affirmé n’avoir visionné que le début de la vidéo.
Un rôle public délibérément limité
Obama indique au The New Yorker vouloir éviter de devenir un commentateur politique quotidien, estimant que ce positionnement l’éloignerait de son rôle de responsable politique. Il précise agir en priorité sur des dossiers de fond — redécoupage électoral, mobilisation civique — plutôt que de réagir à chaque publication sur les réseaux sociaux. L’entretien complet est disponible sur The New Yorker, publié le 4 mai 2026.



