Des entreprises chinoises continuent d’expédier des composants utilisés dans la fabrication de drones militaires à la Russie et à l’Iran, en dépit des sanctions imposées par Washington et Bruxelles. Une enquête du Wall Street Journal, publiée le 6 mai 2026, documente ces livraisons à partir de données douanières chinoises et de témoignages d’anciens responsables du Trésor américain.
Les marchandises concernées incluent des moteurs, des micropuces, des batteries lithium-ion, des gyroscopes et des câbles à fibres optiques — autant de pièces entrant dans la production des drones Shahed, utilisés par la Russie pour frapper des infrastructures ukrainiennes. Entre 2023 et 2024, des sociétés chinoises auraient directement livré pour au moins 63 millions de dollars de composants à des entreprises russes sous sanctions, selon le WSJ.
Des expéditions de moins en moins dissimulées
Pendant une période, les exportateurs chinois falsifiaient les étiquettes de leurs cargaisons pour contourner les contrôles douaniers occidentaux. Ce n’est plus systématiquement le cas. Miad Maleki, ancien responsable de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) au département du Trésor américain, indique que Pékin « a fermé les yeux sur ces flux, même après leur exposition répétée dans des rapports publics et des désignations de sanctions ».
Conflict Armament Research, organisation britannique spécialisée dans le suivi des trafics d’armes, signale une augmentation notable de composants d’origine chinoise retrouvés dans des drones Shahed récupérés sur le terrain. Les exportations chinoises de câbles à fibres optiques vers la Russie ont connu un pic à l’automne 2024, peu après que Moscou eut utilisé des drones guidés par fibres optiques pour neutraliser les défenses ukrainiennes dans la région de Koursk. Elles ont de nouveau progressé en avril 2025, à la suite de la destruction par l’Ukraine de la principale usine russe de fabrication de ces câbles à Saransk.
Un réseau de sociétés écrans bien établi
Le département du Trésor américain a identifié le mécanisme de contournement : des composants d’origine américaine ou européenne sont d’abord acheminés vers des distributeurs agréés en Chine continentale ou à Hong Kong, avant d’être réexpédiés vers des usines en Russie et en Iran. Les paiements transitent par des sociétés écrans enregistrées à Hong Kong, dont la création rapide permet de masquer les destinataires finaux.
En réponse, Washington a sanctionné en février 2026 six entités basées en Chine et à Hong Kong pour approvisionnement de l’industrie iranienne des drones. Un réseau similaire avait déjà été démantelé un an plus tôt, avant d’être reconstitué sous de nouvelles identités juridiques.
Le Trésor américain n’a pas exclu de nouvelles désignations ciblant des réseaux financiers et logistiques plus larges, au-delà des seules sociétés écrans.




« la Chine fournit Moscou et Téhéran »
So what … sanctions illégales
Faut arrêter de parler de ces santions comme si elles étaient légales. Les USA ont le droit de dire « je n’achète plus de ce produit en provenance de tel pays » mais ils ne peuvent pas interdire à des entreprises iraniennes d’acheter des produits chinois.
Ces types bafouent TOUTES les règles nationales et internationales.