Le mardi 5 mai 2026, plusieurs médias scientifiques et la revue Neurobiology of Aging ont relayé les résultats d’une étude australienne sur les effets du sel sur le cerveau. Pour parvenir à leur résultat, les chercheurs de l’université Edith Cowan ont analysé les habitudes alimentaires de 1 208 seniors suivis pendant six ans. Une consommation trop importante de sodium pourrait accélérer le déclin de certaines fonctions cognitives, notamment la mémoire.
Cette étude a de quoi surprendre. En effet, la recommandation officielle de l’Organisation mondiale de la santé est de ne pas dépasser 5g de sel par jour chez l’adulte. Il apparaît toutefois que nous en consommons beaucoup (peut-être même, beaucoup trop) et ce, sans vraiment le savoir.
Des recommandations strictes, mais souvent dépassées (sans le savoir)
Le pain, les plats préparés, la charcuterie, les sauces ou encore les fromages représentent près de 80 % des apports en sel quotidien. Avec un sandwich, une soupe industrielle et quelques produits apéritifs, le seuil conseillé peut rapidement être dépassé. De quoi nous pousser à nous questionner sur notre façon de nous alimenter.
Jusqu’ici, les spécialistes associaient surtout l’excès de sel aux maladies cardiovasculaires et à l’hypertension. La réalité serait différente. Des tests cognitifs ont été réalisés à plusieurs reprises sur une période de 72 mois. Les chercheurs ont observé un déclin plus rapide de la mémoire épisodique chez les hommes ayant les apports les plus élevés en sodium.
Le trop plein de sel favoriserait le déclin cognitif
Cette mémoire permet notamment de retenir des événements du quotidien ou des souvenirs personnels. Aucun lien clair n’a en revanche été constaté chez les femmes. D’après les scientifiques, les excès de sel pourraient favoriser l’inflammation cérébrale. Ils pourraient aussi fragiliser les petits vaisseaux sanguins et perturber l’irrigation du cerveau. Des phénomènes qui sont bien connus des chercheurs et qui sont directement associés au vieillissement et au déclin des fonctions cognitives. De plus amples études cliniques sont nécessaires pour confirmer ces premières observations.



