Les Forces navales du Corps des Gardiens de la révolution islamique (IRGC) ont affirmé, ce lundi 4 mai 2026, avoir touché un bâtiment de guerre américain de deux missiles alors qu’il tentait de franchir le détroit d’Ormuz à proximité du port de Jask. Le Commandement central américain (CENTCOM) a rejeté ces allégations dans les heures suivant leur diffusion par les médias d’État iraniens.
Selon l’agence semi-officielle iranienne Fars News, le navire aurait ignoré plusieurs avertissements de l’IRGC avant d’essuyer les tirs, le contraignant à rebrousser chemin. Le CENTCOM a formellement contredit cette version : « Aucun navire de la Marine américaine n’a été touché », précisant que ses forces poursuivent leur mission dans le cadre de l’opération « Project Freedom ».
Une mission américaine lancée le jour même
L’incident survient le jour du lancement officiel de « Project Freedom », une opération ordonnée par la présidence américaine visant à rétablir la libre circulation des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. L’amiral Brad Cooper, commandant du CENTCOM, a qualifié cette mission de « défensive » et « essentielle à la sécurité régionale et à l’économie mondiale » dans une déclaration publiée simultanément au démenti.
L’opération accompagne un blocus naval américain imposé sur les ports iraniens, décision qui a conduit Téhéran à interdire tout transit naval non coordonné dans le détroit — voie par laquelle transitent environ 20 % des échanges pétroliers mondiaux selon l’Agence internationale de l’énergie.
Un schéma de démentis répété depuis février
Ce n’est pas la première fois que l’IRGC revendique des frappes contre des bâtiments américains depuis le début de l’opération « Epic Fury » en février 2026. Le CENTCOM avait déjà démenti des affirmations similaires concernant le porte-avions USS Abraham Lincoln, puis le navire amphibie USS Tripoli, indiquant que ce dernier « continue ses opérations en mer d’Arabie ».
Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré ce même jour que Téhéran juge les exigences américaines « excessives » dans les négociations en cours pour mettre fin au conflit, dont la prochaine étape diplomatique n’a pas encore été officiellement annoncée.



