L'Iran frappe l'aéroport de Koweït City : plusieurs blessés, les vols suspendus

Des drones iraniens ont frappé le terminal passagers de l’aéroport international de Koweït City ce mercredi 3 juin 2026, blessant plusieurs civils et contraignant les autorités koweïtiennes à suspendre l’ensemble du trafic aérien commercial. Le ministère de la Défense du Koweït a confirmé l’attaque dans un communiqué officiel, qualifiant l’opération d’« agression iranienne illégale ».

Le porte-parole du ministère, le général de brigade Saud Abdulaziz Al-Atwan, a précisé que les engins sans pilote avaient ciblé le Terminal 1, causant des dégâts matériels importants. Les blessés ont reçu des soins sur place, sans que leur état ne soit officiellement détaillé. L’aéroport avait rouvert ses portes lundi, après une première fermeture imposée dès fin février lors du déclenchement du conflit entre l’Iran et les États-Unis.

Les bases américaines, cible réelle des frappes

Le Koweït héberge plusieurs bases de la coalition, dont Camp Buehring dans le nord-est du pays et la base aérienne d’Ali Al Salem. Depuis le 28 février, l’Iran mène ce qu’il désigne comme l’opération « True Promise IV », une campagne de représailles visant les États du Golfe accueillant des forces américaines — Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Qatar et le Koweït.

Cette frappe survient dans une nuit marquée par des échanges de tirs entre l’Iran et l’armée américaine. Le Commandement central américain (CENTCOM) a indiqué avoir repoussé plusieurs vagues de drones et de missiles iraniens dans la région, tout en menant des frappes de riposte sur l’île iranienne de Qeshm.

Trafic aérien paralysé, réactions internationales

La suspension des vols a entraîné des annulations en cascade. La compagnie aérienne indienne IndiGo a annoncé la suspension de toutes ses liaisons vers et depuis Koweït City jusqu’au 4 juin à midi, précisant être « en coordination étroite avec les autorités de l’aviation civile ». D’autres compagnies devraient communiquer des décisions similaires dans les prochaines heures.

L’émir du Koweït, Mechaal Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, a dénoncé une attaque « non provoquée » contre un État musulman voisin. La reprise du trafic aérien reste conditionnée à l’ouverture d’un couloir aérien sécurisé, dont aucune échéance n’a été fixée par l’Autorité de l’aviation civile koweïtienne.

Laisser un commentaire