Europe : la Russie accuse l’Ukraine d’alimenter un vaste trafic d’armes

Le directeur du Service fédéral de sécurité russe (FSB), Alexandre Bortnikov, a accusé l’Ukraine d’être devenue un important foyer de contrebande d’armes en Europe. Cette déclaration a été faite mardi lors d’une réunion du Conseil des responsables des organes de sécurité et des services spéciaux des États membres de la Communauté des États indépendants (CEI).

Selon Alexandre Bortnikov, la guerre en Ukraine aurait favorisé la circulation illégale d’armes, de munitions et d’explosifs à travers plusieurs pays européens et de l’espace post-soviétique. Le chef du FSB a affirmé que Kiev était désormais le « principal centre de contrebande d’armes et de munitions en Europe », accusant les autorités ukrainiennes et leurs soutiens occidentaux d’alimenter une instabilité sécuritaire régionale.

Le FSB évoque des opérations déjouées en Russie

Le responsable russe a également indiqué que les services de sécurité russes et biélorusses avaient empêché, au début de l’année 2026, l’introduction sur le territoire russe de plus de 500 engins explosifs qui devaient, selon lui, être utilisés pour préparer des attentats.

Alexandre Bortnikov a précisé que d’autres services de renseignement de pays membres de la CEI avaient participé à des opérations conjointes liées à la lutte contre les trafics d’armes et les menaces transfrontalières. Aucun détail supplémentaire n’a toutefois été communiqué sur les réseaux visés, les personnes arrêtées ou l’origine exacte des explosifs saisis. Les autorités ukrainiennes n’avaient pas réagi officiellement à ces accusations au moment de la publication.

Des inquiétudes déjà exprimées en Europe depuis 2022

Depuis le début de l’offensive russe en l’Ukraine en 2022, plusieurs responsables européens et occidentaux ont alerté sur le risque de dissémination des armes livrées au front vers des réseaux criminels. Europol avait notamment indiqué travailler avec les autorités ukrainiennes et les États membres de l’Union européenne afin de prévenir d’éventuels détournements d’armements.

L’agence européenne avait expliqué que les conflits armés augmentaient généralement les risques de circulation illégale d’armes légères après leur sortie des zones de combat. Plusieurs organismes spécialisés dans les questions de sécurité avaient également évoqué la difficulté de contrôler l’ensemble des équipements militaires transférés dans le cadre du soutien international à Kiev.

Au printemps 2026, les autorités ukrainiennes avaient annoncé le démantèlement d’un réseau de trafic d’armes opérant depuis des zones affectées par les combats, signe que la question reste suivie de près par plusieurs services de sécurité européens.

Laisser un commentaire