Gazoduc Nigéria-Maroc : une étape décisive attendue au quatrième trimestre 2026

Le Nigéria et le Maroc prévoient de signer au quatrième trimestre 2026 un accord intergouvernemental destiné à faire avancer le projet de gazoduc atlantique africain. L’annonce a été faite par le ministère nigérian des Affaires étrangères à l’issue d’un échange entre la cheffe de la diplomatie nigériane, Bianca Odumegwu-Ojukwu, et son homologue marocain, Nasser Bourita.

Le futur accord doit être conclu sous l’impulsion du président Bola Tinubu et du roi Mohammed VI. Il vise à poser le cadre juridique et institutionnel nécessaire à la poursuite de l’un des plus importants projets énergétiques actuellement envisagés sur le continent africain.

Les études techniques déjà achevées

Selon les autorités nigérianes, les premières études de faisabilité et les travaux d’ingénierie préliminaire ont été finalisés. Cette étape permet aux deux pays d’engager la phase suivante, consacrée à la formalisation des accords entre États et à la structuration du projet.

Le gazoduc, également appelé African Atlantic Gas Pipeline, doit relier les réserves gazières nigérianes au Maroc en longeant la façade atlantique de l’Afrique. D’après les estimations rendues publiques par l’Office National des Hydrocarbures et des Mines du Maroc, le chantier représenterait un investissement d’environ 25 milliards de dollars et s’étendrait sur près de 6 900 kilomètres.

Treize pays ouest-africains associés au projet

Au-delà du Nigéria et du Maroc, treize pays d’Afrique de l’Ouest sont concernés par cette infrastructure. Le tracé doit traverser plusieurs États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, avec pour objectif d’alimenter les marchés régionaux en gaz naturel tout en ouvrant une voie d’exportation vers l’Europe.

La capacité du gazoduc pourrait atteindre jusqu’à 30 milliards de mètres cubes par an, selon les données communiquées par les responsables marocains. Les premières livraisons sont envisagées à partir de 2031.

Une échéance désormais fixée

L’entretien entre les ministres des Affaires étrangères a permis de préciser le calendrier politique du projet. Abuja et Rabat ont désormais retenu le quatrième trimestre 2026 comme objectif pour la signature de l’accord intergouvernemental, une étape attendue avant la mise en place des dispositifs de financement et le lancement progressif des travaux.

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