Les autorités sanitaires françaises ont renforcé la surveillance autour d’un cas grave d’hantavirus Andes détecté chez une ressortissante française ayant participé à une croisière à bord du MV Hondius. Mercredi 13 mai, la ministre déléguée chargée de la Santé, Stéphanie Rist, a assuré devant les députés qu’aucun élément ne permettait de conclure à une circulation du virus en France.
« Il n’y a aucune raison de porter un masque actuellement », a déclaré la ministre à l’Assemblée nationale, précisant que les personnes identifiées comme cas contacts font déjà l’objet d’un suivi médical. À ce stade, aucun cas secondaire n’a été confirmé en dehors des passagers du navire.
Des cas contacts étroitement surveillés
Les investigations se concentrent sur les anciens passagers du MV Hondius et sur les personnes ayant été en contact avec la patiente. Les autorités cherchent à détecter rapidement d’éventuels symptômes et à analyser plus finement la souche virale.
Le virus Andes circule principalement en Argentine et au Chili. Cette forme d’hantavirus est particulièrement suivie par les spécialistes car, contrairement à la plupart des autres souches, elle a déjà montré une capacité limitée de transmission entre humains.
Aucun lien avec l’épisode sanitaire signalé à Bordeaux
L’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine et la préfecture de la Gironde ont exclu tout lien entre cette affaire et une épidémie de gastro-entérite détectée sur un autre navire de croisière actuellement à Bordeaux.
Selon les autorités, une cinquantaine de passagers de ce bateau, en provenance de Belfast et de Liverpool, ont présenté des symptômes compatibles avec une infection digestive aiguë.
Une communication rapide pour éviter les inquiétudes
Le souvenir de la pandémie de COVID-19 continue d’influencer la manière dont les autorités de santé réagissent face à l’apparition de virus rares. Lorsqu’un agent infectieux peu connu attire l’attention, les responsables publics cherchent à diffuser rapidement des informations précises afin de limiter les spéculations.
La surveillance reste désormais concentrée sur les personnes identifiées autour de cette ancienne passagère du MV Hondius. À ce stade, les autorités françaises maintiennent qu’aucun indice ne laisse penser à une propagation du virus sur le territoire.
