Négocié entre Washington et Téhéran sous médiation pakistanaise après plusieurs semaines d’échanges de missiles, le cessez-le-feu du 8 avril n’aura pas résisté à la reprise des escortes américaines dans le détroit d’Ormuz : un drone iranien a frappé lundi 4 mai la zone industrielle pétrolière de Fujaïrah, déclenchant un incendie dans l’une des installations énergétiques les plus stratégiques des Émirats arabes unis.
Le ministère de la Défense émirati a confirmé que ses systèmes de défense aérienne ont engagé dans la journée 12 missiles balistiques, trois missiles de croisière et quatre drones lancés depuis l’Iran. Un engin a néanmoins atteint la Fujairah Oil Industry Zone (FOIZ), provoquant un incendie rapidement pris en charge par les équipes de sécurité civile. Trois ressortissants indiens ont été blessés modérément et transportés à l’hôpital, selon le bureau des médias de Fujaïrah.
Fujaïrah, verrou énergétique hors du détroit d’Ormuz
La FOIZ n’est pas une cible ordinaire. Fujaïrah constitue le débouché du pipeline Abu Dhabi Crude Oil (ADCOP), infrastructure construite pour permettre aux Émirats d’exporter leur pétrole en contournant le détroit d’Ormuz. Depuis le début du conflit le 28 février, ce corridor est devenu l’unique voie d’exportation pétrolière fonctionnelle du pays, les routes maritimes du Golfe étant perturbées par les tensions autour du détroit. Le pipeline possède une capacité de transport d’environ 1,5 million de barils par jour.
Le ministère des Affaires étrangères émirati a qualifié les frappes d’« agression iranienne inacceptable » et a déclaré tenir Téhéran « pleinement responsable » des attaques, se réservant un droit de réponse « plein et légitime ». Les Émirats avaient rappelé le 8 avril ne pas être partie au conflit, après avoir mené des efforts diplomatiques pour en prévenir l’éclatement.
Des négociations américano-iraniennes toujours dans l’impasse
Les frappes du 4 mai interviennent quelques heures après que Washington a lancé une opération d’escorte militaire de pétroliers commerciaux à travers le détroit d’Ormuz. Le commandement militaire iranien avait explicitement averti que toute approche de forces américaines dans le détroit constituerait un acte hostile, qualifiant l’initiative de violation du cessez-le-feu.
Depuis le 8 avril, les négociations entre Washington et Téhéran, conduites sous médiation pakistanaise à Islamabad, sont restées bloquées sur deux points centraux : le programme nucléaire iranien et le contrôle du détroit d’Ormuz. Téhéran a soumis une proposition en quatorze points que Washington examine, sans qu’aucune date de reprise des pourparlers n’ait été annoncée. Depuis le début du conflit, les défenses aériennes émirates ont au total engagé 549 missiles balistiques, 29 missiles de croisière et 2 260 drones, selon le ministère de la Défense.




De toute façon, une trêve avec blocus US, qui est en soi un acte de guerre, ce n’est pas vraiment une trêve.
Les israéliens ont tiré des missiles sur l’Iran à partir des UAE. Pas très malin de leur part, ils ne vont pas s’en sortir indemnes.
L’Arabie Saoudite aurait signé un accord avec l’Iran. Si c’est vrai, « l’ancien allié » des USA aura fait basculer l’équilibre mondial de l’autre côté. Ca pourrait expliquer la rage et la folie de Trump.
Oui
Merci