Les Émirats arabes unis auraient mené, début avril, une frappe discrète contre la raffinerie iranienne de l’île de Lavan, située dans le golfe Persique, selon des révélations publiées par le Wall Street Journal. L’opération serait intervenue alors qu’un cessez-le-feu négocié par les États-Unis entre Washington et Téhéran entrait en vigueur.
Le quotidien américain affirme que l’attaque aurait déclenché un important incendie dans cette installation stratégique pour le secteur énergétique iranien. Les dégâts seraient suffisamment importants pour perturber les activités de la raffinerie pendant plusieurs mois. Les autorités émiraties n’ont pas commenté ces informations, que Reuters indique ne pas avoir pu vérifier de manière indépendante.
Une frappe révélée plusieurs semaines après les faits
D’après le Wall Street Journal, la frappe se serait produite autour du 8 avril, alors que les discussions sur la trêve étaient en phase finale. L’information n’a été rendue publique que plusieurs semaines plus tard.
Téhéran avait reconnu à l’époque que la raffinerie de Lavan avait été touchée par des tirs ennemis, sans désigner officiellement les auteurs de l’attaque. Les autorités iraniennes avaient ensuite lancé des frappes contre des cibles situées aux Émirats arabes unis et au Koweït, selon les éléments rapportés par le quotidien américain.
Abou Dhabi dispose d’une aviation moderne équipée d’appareils occidentaux et de systèmes de surveillance avancés. Selon les sources citées par le Wall Street Journal, cette opération montrerait une volonté accrue des Émirats de recourir directement à leurs capacités militaires pour protéger leurs intérêts économiques et sécuritaires.
Des installations énergétiques déjà touchées avant Lavan
Quelques semaines avant cet épisode, plusieurs infrastructures pétrolières et gazières iraniennes avaient déjà été endommagées dans l’escalade militaire régionale. Le champ gazier de South Pars et des dépôts de carburant figuraient parmi les sites touchés.
Ces incidents avaient alimenté les inquiétudes des marchés sur une possible perturbation de l’approvisionnement mondial en hydrocarbures, le golfe Persique concentrant une part importante des exportations énergétiques de la région.
L’île de Lavan abrite l’une des principales installations de traitement et d’exportation de pétrole de l’Iran. Les autorités iraniennes avaient indiqué après l’attaque que la raffinerie pourrait retrouver une partie significative de sa capacité de production dans les semaines suivantes.



