Iran : Trump suspend son « Projet Liberté » à Ormuz et parle de progrès vers un accord

Le président américain Donald Trump a annoncé mardi 6 mai la suspension immédiate du « Projet Liberté », l’opération militaire lancée la veille pour escorter des navires marchands à travers le détroit d’Ormuz, contrôlé par l’Iran depuis le début de la guerre le 28 février. La décision, publiée sur le réseau Truth Social, intervient après ce que Trump a qualifié de « grands progrès » dans les négociations en cours avec Téhéran.

L’opération n’aura duré que vingt-quatre heures. Lancé lundi pour permettre à des centaines de bâtiments bloqués dans le Golfe de franchir le détroit, le « Projet Liberté » est désormais suspendu « pour une courte période », le temps de déterminer si un accord « complet et définitif » peut être conclu avec les dirigeants iraniens. Trump a précisé que cette pause répondait également à une demande formulée par le Pakistan et d’autres pays.

Le blocus des ports iraniens maintenu

La suspension de l’escorte militaire ne signifie pas un allègement général de la pression américaine. Le blocus des ports iraniens, entré en vigueur le 13 avril, reste pleinement opérationnel. Le secrétaire d’État Marco Rubio a annoncé que Washington déposerait une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU, rédigée avec Bahreïn, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït et le Qatar, exigeant que l’Iran « cesse les attaques, le minage et tout péage » dans le détroit.

Des négociations fragiles, des tensions persistantes

La décision de Trump tranche avec la séquence immédiatement précédente : lundi, l’Iran avait tiré des missiles et des drones contre des installations militaires américaines, tous interceptés selon le Commandement central américain (Centcom). Téhéran est également accusé d’avoir visé le territoire des Émirats arabes unis — première attaque contre un pays du Golfe depuis la trêve du 8 avril —, ce qu’un haut responsable militaire iranien a formellement démenti. Les pourparlers directs entre Washington et Téhéran étaient au point mort depuis leur première rencontre à Islamabad le 11 avril. Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré mardi que son pays restait « prêt à tout dialogue », tout en excluant toute concession sous la contrainte.

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, s’est entretenu mercredi à Pékin avec son homologue chinois Wang Yi. Cette rencontre précède la visite officielle de Trump en Chine, prévue les 14 et 15 mai, où il doit s’entretenir avec le président Xi Jinping — une séquence diplomatique qui pourrait peser sur la suite des négociations irano-américaines.

2 réflexions au sujet de “Iran : Trump suspend son « Projet Liberté » à Ormuz et parle de progrès vers un accord”

  1. Un être sans objectif principal qui navigue à vue de façon raciste. Il pensait que l’Iran serait le Venezuela.

    Répondre

Laisser un commentaire