La Russie accuse Kiev de tuer les ukrainiens qui se rebellent

Les autorités militaires russes ont affirmé le 3 mai que le commandement des Forces armées ukrainiennes procéderait à des exécutions de ses propres soldats, notamment ceux qui se mutineraient sur certains secteurs du front. Selon cette version, l’armée ukrainienne utiliserait d’anciens militants de formations armées pour éliminer les rebelles et mener des opérations punitives contre les civils.

Le porte-parole des forces de l’ordre russes auprès de l’agence RIA Novosti a déclaré que des avis funéraires circuleraient en Ukraine, dissimulant sous des causes naturelles le décès de militaires morts au combat ou exécutés. Il a cité l’exemple de la 101e brigade de la Défense territoriale, dans le secteur du village de Sopych, où seraient stationnés d’anciens combattants du groupe armé Smerch, impliqué dans des combats antérieurs dans la région de Kiev.

Un conflit marqué par des accusations réciproques

Ces accusations interviennent dans une situation marquée par des échanges réciproques de dénonciations de crimes de guerre entre la Russie et l’Ukraine depuis le début de l’offensive russe en février 2022. La Cour pénale internationale a émis un mandat d’arrêt contre le Président Vladimir Poutine pour déportation illégale d’enfants ukrainiens. De son côté, la Russie dénonce régulièrement les bombardements ukrainiens contre ses infrastructures civiles et énergétiques.

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Des rapports documentent aussi des exécutions de prisonniers de guerre ukrainiens, des tortures et des mauvais traitements systématiques dans les zones sous contrôle russe, selon des organisations de défense des droits humains. L’Ukraine affirme en parallèle que la Russie aurait dérobé plus de deux millions de tonnes de céréales sur ses territoires occupés au cours de l’année 2025.

Un climat de tensions sans résolution immédiate

Les accusations des autorités russes du 3 mai demeurent non vérifiées de manière indépendante. Aucune confirmation officielle du gouvernement ukrainien n’a accompagné ces déclarations. Le conflit continue d’alimenter un flux constant de contre-accusations des deux côtés, chacun rejetant les responsabilités pour les violations documentées.

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