Le Fonds monétaire international (FMI) classe cinq pays africains parmi les économies qui devraient enregistrer la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel la plus faible du continent en 2026. D’après les projections publiées dans l’édition d’avril 2026 du World Economic Outlook, la Guinée équatoriale, le Mozambique, l’Afrique du Sud, les Seychelles et le Lesotho afficheraient les performances les plus modestes.
Selon le FMI, l’Afrique subsaharienne devrait enregistrer une croissance moyenne de 4,3 % en 2026, malgré une révision à la baisse des perspectives régionales par rapport aux estimations précédentes. Cette moyenne reste nettement supérieure aux taux attendus dans les cinq pays figurant au bas du classement continental.
Une croissance insuffisante pour soutenir l’emploi
Dans les pays concernés, le ralentissement de l’activité risque de freiner la création d’emplois alors que la population active continue de progresser. Une croissance limitée du PIB réduit les possibilités d’investissement des entreprises et peut ralentir l’évolution des revenus.
La faible progression de l’activité économique pèse également sur les finances publiques. Lorsque les recettes fiscales augmentent moins rapidement alors que les obligations de remboursement de la dette demeurent élevées, les gouvernements disposent de marges de manœuvre plus réduites pour financer les services publics et les investissements.
La Guinée équatoriale continue de subir les effets du recul de sa production pétrolière, principale source de revenus du pays. En Afrique du Sud, les difficultés structurelles, notamment dans le secteur de l’énergie, ainsi que le niveau élevé du chômage, continuent de limiter la reprise économique.
Des perspectives revues à la baisse
Dans ses dernières perspectives régionales, le FMI indique que les tensions géopolitiques, l’alourdissement du service de la dette et plusieurs fragilités structurelles continuent de peser sur les économies africaines. L’institution a d’ailleurs abaissé ses prévisions de croissance pour l’Afrique subsaharienne par rapport à ses estimations précédentes.
Ces projections restent toutefois susceptibles d’évoluer. Le FMI actualise généralement ses prévisions deux fois par an, en avril et en octobre, en fonction de la conjoncture internationale, des prix des matières premières et des politiques économiques mises en œuvre dans chaque pays.
Les cinq pays africains aux plus faibles prévisions de croissance du PIB en 2026
- Guinée équatoriale : -3,5 %
- Mozambique : 0,9 %
- Afrique du Sud : 1,0 %
- Seychelles : 1,1 %
- Lesotho : 1,3 %
La prochaine mise à jour permettra de vérifier si ces économies parviennent à améliorer leurs perspectives de croissance.

