Royal Air Maroc (RAM) refuse désormais l’embarquement vers les États-Unis à tout passager ayant séjourné en République démocratique du Congo, en Ouganda ou au Soudan du Sud au cours des 21 jours précédant son départ. La compagnie nationale marocaine applique ces restrictions en conformité avec les directives sanitaires émises par les autorités américaines, dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus Ebola.
Trois pays africains dans le viseur de Washington
La décision fait suite à la résurgence de la souche Bundibugyo du virus Ebola, détectée le 15 mai dernier. Selon le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), 129 cas ont été confirmés en RDC et 8 en Ouganda depuis l’apparition de l’épidémie. Le directeur de l’institution, Jean Kaseya, a précisé que « 1 077 cas suspects et 246 décès probables ont été enregistrés depuis cette date ». Le Soudan du Sud figure sur la liste en raison de sa proximité géographique et épidémiologique avec les deux foyers actifs.
Des conditions d’entrée aux États-Unis renforcées
Les rares voyageurs autorisés à embarquer malgré un transit par l’un des trois pays concernés pourraient être orientés vers des aéroports américains spécifiquement désignés pour des contrôles sanitaires renforcés à l’arrivée, selon RAM. La compagnie invite les passagers à vérifier leur éligibilité avant tout départ afin d’éviter un refus au moment de l’embarquement.
RAM prépare par ailleurs l’ouverture, le 7 juin 2026, d’une liaison directe entre Casablanca et Los Angeles — première liaison aérienne directe d’Afrique vers la côte ouest des États-Unis. Les restrictions sanitaires en vigueur s’appliqueront à l’ensemble des vols transatlantiques de la compagnie, y compris cette nouvelle desserte.



