Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi 1er mai, via son réseau Truth Social, une hausse des droits de douane sur les voitures et camions européens à 25 %, avec une entrée en vigueur prévue dès la semaine suivante. L’annonce intervient dans un climat de tensions ouvertes entre Washington et ses alliés européens, qui ont refusé de s’impliquer militairement dans les opérations menées par les États-Unis dans le détroit d’Ormuz.
Trump justifie officiellement la mesure par un manquement de l’Union européenne à l’accord commercial dit de Turnberry, conclu à l’été 2025 avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Cet accord avait ramené à 15 % les droits de douane sur les véhicules et pièces détachées européens. Le président américain n’a fourni aucun détail précis sur les engagements que l’UE n’aurait pas respectés. La Commission européenne a rejeté cette accusation, affirmant rester « pleinement engagée en faveur d’une relation transatlantique prévisible et mutuellement bénéfique ».
Le détroit d’Ormuz, point de rupture
Depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l’Iran — sans concertation préalable avec les alliés de l’OTAN —, Trump réclame une contribution militaire européenne pour débloquer le détroit d’Ormuz, fermé par Téhéran. L’Espagne a opposé un refus catégorique. L’Italie, malgré la proximité affichée de Giorgia Meloni avec Trump, a écarté toute implication directe. L’Allemagne a qualifié le conflit de guerre que l’Europe « n’a pas déclenchée ». La France a jugé irréaliste toute option de « libération forcée » du détroit.
Furieux, Trump a évoqué un retrait partiel des troupes américaines stationnées en Espagne et en Italie, avant de menacer de remettre en cause l’engagement américain au sein de l’OTAN.
Mercedes, BMW et Volkswagen en première ligne
Sur le plan industriel, les constructeurs allemands seraient les plus exposés à la hausse tarifaire. Mercedes, BMW et Volkswagen importent aux États-Unis une part significative des véhicules assemblés dans leurs usines européennes. Trump a précisé qu’aucun droit de douane ne s’appliquerait aux véhicules fabriqués sur le sol américain. La mesure doit être mise en œuvre via la Section 232, le dispositif juridique permettant au président d’agir au nom de la sécurité nationale, déjà utilisé lors de la première vague de tarifs automobiles en 2025.
L’UE a indiqué qu’elle se réservait le droit de prendre des mesures de rétorsion si Washington ne respectait pas les termes de l’accord de Turnberry. Aucune date de négociation n’a été annoncée à ce stade.




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