À Cotonou, le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Edouard Loko, a échangé dimanche 3 mai 2026 avec les professionnels des médias à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Le responsable de l’institution de régulation a évoqué lors de sa déclaration, l’impact de la trêve politique annoncée au Bénin et ses implications pour le secteur.
Devant journalistes et responsables d’organes de presse, Edouard Loko a évoqué les ajustements attendus dans les pratiques éditoriales à l’approche de l’investiture du président élu Romuald Wadagni, prévue le 24 mai 2026. Selon lui, la nouvelle séquence politique impose une évolution des pratiques.
Une trêve politique qui redéfinit la production éditoriale
Le président de la Haac a averti que les médias ne devront pas se substituer aux acteurs politiques dans l’animation du débat. “Nous avons habitué notre public à la polémique politique. Aujourd’hui, avec la trêve politique, il nous faut repenser notre modèle”, a déclaré Edouard Loko.
Le responsable de la régulation estime que la forte exposition des controverses politiques a contribué à orienter durablement les contenus médiatiques. La nouvelle configuration, marquée par une moindre intensité des échanges politiques, devrait entraîner une baisse de ce type de productions. Il a tout de même tenu à nuancer : « Il ne s’agit pas de ne pas critiquer. Mais nous savons ce que les Béninois aiment. C’est l’exploitation politiquement sexy que nous en faisons ».
Diversification des contenus et équilibre économique
Face à cette évolution, la Haac invite les entreprises de presse à revoir leur stratégie éditoriale et leurs sources de revenus. Edouard Loko a insisté sur la nécessité de proposer des contenus diversifiés, portant notamment sur l’économie, l’éducation, la culture ou les questions sociales.
L’objectif affiché consiste à maintenir l’attractivité des médias tout en respectant les exigences professionnelles. Le président de l’institution a rappelé que la responsabilité des journalistes reste centrée sur la production d’informations vérifiées. Ces orientations interviennent alors que plusieurs acteurs du secteur évoquent déjà les fragilités économiques des entreprises de presse, en particulier la dépendance à certains types de contenus générateurs d’audience.
Un dispositif encadré par la révision constitutionnelle
La trêve politique évoquée par le président de la Haac découle de la révision constitutionnelle adoptée le 15 décembre 2025 par l’Assemblée nationale. Ce dispositif vise à encadrer le rythme de l’activité politique en dehors des périodes électorales.
Selon les éléments présentés lors des échanges, cette mesure n’interdit pas les prises de position ni la critique de l’action publique, mais cherche à limiter la dynamique de campagne permanente observée ces dernières années.




Il y a liberté de presse et d’opinion ou il n’y en a pas. Toutes ces démonstrations ne sont que de faux démentis d’un état de faits accompli de deni de liberté d’opinion. C’est un double qui est ainsi posé. Advienne que pourra !
Toute chose qui a un début à aussi une fin.
Ils se comportent comme des sztanistes en tout cas.
Ce n’est qu’au Bénin, sous la rupture qu’on ces déviations, déversement malsains sur la place publique. L’organisme qui est supposé protéger les libertés en devient le violeur. Est-ce que ces gens là savent qu’ils vont mourir un jour et qu’il y a un être suprême à qui ils rendront compte ?