Un agent du Secret Service américain a été bloqué par la sécurité chinoise à l’entrée du Temple du Paradis, à Pékin, le jeudi 15 mai 2026, en marge de la visite d’État du président Donald Trump auprès de son homologue chinois Xi Jinping. L’agent, qui escortait le pool de journalistes accrédités, a refusé de se dessaisir de son arme réglementaire, déclenchant un bras de fer qui a retardé l’accès au site de près d’une heure et demie.
L’incident a été rapporté par plusieurs correspondants présents sur place, dont le journaliste Danny Kemp de l’Agence France-Presse, qui a décrit une confrontation prolongée entre officiers des deux délégations avant qu’un compromis ne soit trouvé. Ni la Maison Blanche ni le Secret Service n’ont communiqué publiquement sur la nature exacte de cet accord.
Quand le protocole de sécurité devient terrain de friction
Selon le pool de presse officiel de la Maison Blanche, les agents du Secret Service opèrent systématiquement armés dans le périmètre immédiat du président, y compris à l’étranger — une exigence non négociable du dispositif de protection rapprochée. La sécurité chinoise applique de son côté des règles strictes sur le port d’armes dans les sites historiques classés, ce qui a rendu la confrontation inévitable dès lors qu’aucune dérogation préalable n’avait été convenue.
Le correspondant de Fox News à Pékin, Peter Doocy, a évoqué plusieurs accrochages similaires survenus depuis l’arrivée de la délégation américaine, dont certains auraient été physiques, selon ses termes. Ces tensions sont restées en coulisses, sans affecter le déroulement officiel du sommet.
Un précédent qui remonte à 2017
La situation rappelle un incident comparable survenu lors de la première visite de Trump en Chine en novembre 2017, lorsque des gardes chinois avaient tenté de bloquer l’accès d’un aide militaire américain transportant la mallette des codes nucléaires — le football — à la Grande Salle du Peuple. Le Secret Service avait alors démenti les informations faisant état d’une bousculade entre agents des deux pays.
Trump et Xi ont tenu plus de deux heures de discussions bilatérales portant sur le commerce, la situation en Iran, le détroit d’Ormuz et le dossier du fentanyl. La délégation américaine doit quitter Pékin à l’issue de la deuxième journée de visite, prévue le vendredi 16 mai.



