Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi que la Central Intelligence Agency (CIA) opère actuellement à Cuba, déclarant que son administration travaille activement à « libérer » l’île. Ces déclarations ont été diffusées par le Département d’État américain via ses canaux officiels, le 21 mai — jour de la fête de l’indépendance cubaine.
« Nous avons beaucoup de personnes là-bas. Nous avons la CIA là-bas. Nous avons Marco là-bas », a déclaré Trump, faisant référence au secrétaire d’État Marco Rubio, dont les parents sont d’origine cubaine. Trump a ajouté que cette ascendance familiale confère à son administration « une grande expertise concernant Cuba ».
Ratcliffe à La Havane, une visite sans précédent
La déclaration présidentielle fait suite à un déplacement officiel du directeur de la CIA, John Ratcliffe, à La Havane le 14 mai. Il s’y est entretenu avec de hauts responsables des services de sécurité cubains, dont Raúl Guillermo Rodríguez Castro, petit-fils de Raúl Castro, qui conduit des pourparlers discrets avec le bureau de Marco Rubio depuis février. La CIA a elle-même publié des photographies de ces réunions sur le réseau social X, assumant ainsi publiquement la démarche.
Cette visite survient alors que Cuba traverse une crise énergétique et alimentaire sévère. Le gouvernement de Miguel Díaz-Canel a reconnu en mars se trouver « sans aucune réserve » pour alimenter ses centrales électriques, après que les États-Unis ont imposé des tarifs douaniers sur les pays exportant du pétrole vers l’île dès janvier 2026.
Plus de 240 sanctions depuis janvier
Depuis le début de l’année, l’administration Trump a adopté plus de 240 nouvelles sanctions ciblant le régime cubain, notamment contre le conglomérat GAESA, qui contrôle une part substantielle de l’économie formelle du pays. Le 1er mai, Trump a également signé le décret exécutif 14404, et Marco Rubio a annoncé une deuxième vague de sanctions visant onze responsables proches du régime.
Trump a par ailleurs évoqué la possibilité d’une « prise de contrôle amiable » de Cuba, sans préciser les contours d’un tel scénario. Le président américain a fixé le 5 juin comme date symbolique dans le cadre de sa politique de pression maximale sur La Havane, sans qu’une échéance diplomatique formelle n’ait été confirmée à ce stade.



