Le président américain Donald Trump a lancé, jeudi 1er mai 2026, un double défi à ses prédécesseurs Barack Obama et Joe Biden lors d’un meeting à The Villages, en Floride, en les invitant à passer un examen cognitif qu’il affirme avoir réussi trois fois. Sur Truth Social, il a réclamé que tout candidat à la présidence ou à la vice-présidence soit contraint de soumettre à cet examen avant d’entrer en campagne.
« Je suis le seul président à avoir passé un test cognitif — parce que je ne pense pas qu’Obama pourrait le réussir », a déclaré Trump devant la foule de The Villages, une communauté résidentielle à forte tendance républicaine.
Un test médical détourné de sa fonction
L’examen dont Trump se prévaut est le Montreal Cognitive Assessment (MoCA), mis au point en 1996 par le neurologue Ziad Nasreddine à Montréal. Selon les travaux publiés sur PubMed, ce test de dix minutes a été conçu spécifiquement pour aider les médecins à détecter les troubles cognitifs légers, un état clinique qui précède souvent la démence. Il évalue la mémoire à court terme, l’attention et les fonctions exécutives sur 30 points, avec un seuil de normalité fixé à 26.
Les médecins spécialistes désignent sous le terme d’« effet plafond » le phénomène par lequel toute personne intellectuellement active obtient systématiquement un score parfait à ce test, indépendamment de ses capacités cognitives supérieures. Ni Obama ni Biden ne sont documentés comme ayant passé un examen comparable, ce qui prive toute comparaison de base factuelle.
La Maison-Blanche a confirmé un score parfait de 30 sur 30 lors du premier mandat de Trump, et un résultat identique en avril 2025. Les deux autres résultats qu’il revendique reposent exclusivement sur ses propres déclarations publiques, sans documentation indépendante.
Une offensive qui suscite une réponse au Congrès
La sortie du président n’a pas été sans réponse au Congrès. Le représentant démocrate Jamie Raskin, accompagné de cinquante co-signataires, a adressé une lettre au médecin personnel de Trump, le capitaine Sean Barbabella, pour réclamer une évaluation neuropsychologique complète. La demande cite des déclarations récentes du président qualifiées d’« incohérentes, volatiles et menaçantes » comme éléments justifiant l’examen.
Trump, 79 ans, est le président le plus âgé à avoir été investi dans l’histoire des États-Unis. La proposition d’imposer des tests cognitifs obligatoires aux candidats se heurte à un obstacle juridique majeur : aucun mécanisme légal fédéral n’existe actuellement pour conditionner une candidature à une certification médicale, une réforme qui nécessiterait une révision législative d’envergure.




Tiens ! Un fou qui crie au fou , c’est le monde à l’envers façon trump 😡😡
C’est un test ultra-basique où il faut reconnaitre la forme d’un chameau … (ooops, un dromadaire, je viens de perdre un point)
Que l’homme le plus puissant de la planète le réussisse, c’est la moindre des choses. C’est comme si Trump se vantait de connaitre la table de multiplication de 4.
Cela dit, Trump est pratiquement sûr de perdre les élections en novembre, ce qui signifie destitution, voire prison. D’ici là, il va tenter les coups les plus dingues pour avoir un bilan permettant de rétablir sa situation. Comme il se croit élu de Dieu ou envoyé par Dieu (ou carrément Dieu), ça peut être vraiment dingue puisque dans son esprit, Dieu ne peut pas se rater