250e anniversaire : Trump réaffirme l'Amérique comme « Nation sous Dieu »

Un quart de millénaire d’histoire américaine, Trump le résume en une formule : « Nous l’avons toujours été — et nous le serons toujours ». Le président américain est revenu sur le rassemblement religieux organisé le mois dernier sur le National Mall, où des dizaines de milliers de personnes ont « officiellement rededié l’Amérique en tant que Nation sous Dieu », à l’approche du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis, célébré le 4 juillet.

Un rassemblement de neuf heures organisé par Freedom 250

L’événement évoqué par Trump, baptisé « Rededicate 250 : A National Jubilee of Prayer, Praise & Thanksgiving », s’est déroulé sur neuf heures, de 9h à 18h, sur le National Mall à Washington. Il a été organisé par Freedom 250, une structure de partenariat public-privé travaillant avec la Maison Blanche et le Task Force 250 fédéral pour coordonner les célébrations du 250e anniversaire de la signature de la Déclaration d’indépendance.

Le programme a réuni des responsables de l’administration Trump, dont le secrétaire d’État Marco Rubio, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et le président de la Chambre des représentants Mike Johnson, ainsi qu’une vingtaine de responsables religieux, majoritairement chrétiens évangéliques. Parmi eux figuraient également le cardinal Timothy Dolan, l’évêque Robert Barron, le rabbin Meir Soloveichik et l’évangéliste Franklin Graham. Trump lui-même est apparu par vidéo, lisant un passage de la deuxième épître aux Corinthiens.

Une initiative critiquée pour son caractère partisan

Le choix de la date n’est pas anodin : Johnson a souligné que l’événement se tenait 250 ans après que le Congrès continental a déclaré le 17 mai 1776 jour de « humiliation, jeûne et prière » en soutien à la cause révolutionnaire. Sur les dix-neuf intervenants religieux prévus, dix-huit appartenaient à des traditions chrétiennes, une seule étant rabbinique.

Le rassemblement a suscité des critiques, y compris parmi des responsables religieux. Le pasteur Paul Brandeis Raushenbush, président de l’Interfaith Alliance, a dénoncé une initiative s’écartant du premier amendement de la Constitution américaine, qui interdit l’établissement d’une religion officielle par l’État. Des élus démocrates du Congrès ont par ailleurs interrogé la structure et le financement de Freedom 250, qu’ils considèrent comme un montage permettant à l’administration de contourner une commission distincte créée dix ans plus tôt par le Congrès pour préparer les célébrations du 250e anniversaire.

Les festivités liées au 250e anniversaire de l’indépendance américaine doivent se poursuivre jusqu’au 4 juillet, date officielle de commémoration de la signature de la Déclaration d’indépendance.

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