La fortune personnelle de l’entrepreneur américain Elon Musk, estimée à environ 1 100 milliards de dollars le 12 juin 2026, dépasserait désormais le produit intérieur brut combiné des deux premières économies du continent africain. Selon les projections de perspectives économiques mondiales du Fonds monétaire international (FMI), l’Afrique du Sud et l’Égypte totalisent ensemble un PIB nominal compris entre 900 et 920 milliards de dollars, soit près de 200 milliards de moins que la richesse individuelle de Musk après l’entrée en bourse de SpaceX sur le Nasdaq.
Le duo de tête africain face à la fortune d’un seul homme
L’Afrique du Sud, première économie du continent, afficherait un PIB projeté entre 470 et 480 milliards de dollars, porté par son secteur financier, ses infrastructures industrielles et son industrie minière, malgré des difficultés en matière de croissance et d’approvisionnement énergétique. L’Égypte la suivrait de près avec un PIB compris entre 430 et 440 milliards de dollars, appuyé sur les revenus du canal de Suez, son secteur touristique et ses investissements logistiques. Additionnées, ces deux économies, qui représentent ensemble plus de la moitié de la population et de l’activité économique de l’Afrique du Nord et australe, resteraient inférieures à la valeur de la seule participation de Musk dans SpaceX et Tesla.
L’introduction en bourse de SpaceX, à l’origine de l’écart
SpaceX a commencé à être négociée le 12 juin 2026 sous le symbole SPCX, à un prix d’introduction de 135 dollars par action, selon le Nasdaq. L’opération aurait permis de lever environ 75 milliards de dollars, pour une valorisation avoisinant 1 770 milliards de dollars, ce qui en ferait la plus importante introduction en bourse de l’histoire des marchés américains. Le titre aurait progressé de 19 % lors de sa première séance, clôturant à 160,95 dollars, selon NBC News et NPR. La participation d’environ 42 % détenue par Elon Musk dans l’entreprise aurait ainsi porté sa fortune nette à environ 1 100 milliards de dollars selon Forbes, un montant supérieur à la richesse cumulée produite chaque année par les 60 millions de Sud-Africains et les 105 millions d’Égyptiens réunis.
Le FMI publie habituellement ses mises à jour des perspectives économiques mondiales en avril et en octobre, ce qui permettra d’actualiser ces comparaisons dans les prochains mois, à mesure que les effets des fluctuations monétaires et des cours des matières premières sur les économies africaines se préciseront.



