L’Argentine a battu l’Algérie 3-0 mardi soir, lors du match d’ouverture des deux sélections à la Coupe du monde 2026, dans une rencontre marquée par un triplé de Lionel Messi, qui rejoint l’Allemand Miroslav Klose au rang de meilleur buteur de l’histoire des Coupes du monde avec seize réalisations. La performance du capitaine argentin est toutefois éclipsée par un tacle litigieux sur le défenseur algérien Aïssa Mandi, resté impuni malgré l’absence d’intervention de l’arbitre polonais Szymon Marciniak et de l’assistance vidéo.
Un duel aérien qui tourne mal
Le geste intervient en seconde période, alors que l’Argentine ne mène encore que 1-0. Sur un ballon disputé en l’air dans la surface algérienne, Messi manque sa frappe et retombe avec les pointes de ses chaussures sur le mollet de Mandi, resté un long moment au sol après le contact. L’arbitre siffle un coup franc en faveur de l’Algérie mais ne sort aucun carton, ni jaune ni rouge, et l’assistance vidéo ne demande pas de révision sur l’écran de bord de touche. Des images diffusées après la rencontre montrent Messi s’excusant auprès de son adversaire avant la reprise du jeu, qui se poursuit ensuite sans incident jusqu’à son triplé.
Les commentateurs dénoncent l’absence de carton
Sur le plateau d’ESPN FC, les consultants Ale Moreno et Nedum Onuoha reviennent sur la séquence après le coup de sifflet final. Onuoha, ancien défenseur de Manchester City, estime que Messi a eu beaucoup de chance de terminer la rencontre à onze contre onze. Moreno, ex-international vénézuélien, juge que le contact réunissait tous les critères d’une expulsion directe : « C’est à 100 % un carton rouge pour Lionel Messi. Cela aurait dû en être un. » Sur beIN Sports, l’ancien international égyptien Mohamed Aboutrika tient des propos similaires en direct et interroge la décision de Marciniak de ne pas consulter l’image, alors que la nature du contact aurait, selon lui, justifié un arrêt de jeu prolongé.
Une polémique amplifiée en ligne et un possible recours rétroactif
L’absence de carton prend une dimension supplémentaire pour la sélection argentine : deux avertissements reçus lors de la phase de groupes entraînent une suspension automatique pour le match suivant, une règle qui aurait pu priver l’équipe de son capitaine si un jaune avait été montré. Sur les réseaux sociaux, des supporters dénoncent un traitement de faveur envers la tenante du titre, certains qualifiant l’arbitrage de la compétition de partial depuis le coup d’envoi de ce match.
Le code disciplinaire de la FIFA prévoit la possibilité d’ouvrir une procédure rétroactive pour les incidents graves non sanctionnés en cours de jeu, un mécanisme déjà appliqué en 2014 après la morsure de Luis Suárez sur Giorgio Chiellini lors d’un match de la même compétition. Aucune annonce en ce sens n’a été faite à ce stade par l’instance, qui examine habituellement ce type de séquence dans les jours suivant la rencontre, avant la prochaine sortie de l’Argentine dans le tournoi.



