Bénin : Ce 1er juin, la Journée de l'arbre se concentre sur le défi du suivi

Fidèle à une tradition bien établie depuis plus de 40 ans, le Bénin célèbre aujourd’hui sa Journée Nationale de l’Arbre. Partout dans le pays, des responsables politiques aux jeunes activistes, des milliers de citoyens plantent de jeunes arbres pour reverdir le territoire et restaurer un couvert forestier national en difficulté.

Créée en 1985, cette journée lance officiellement la grande campagne nationale de reboisement, qui commence avec l’arrivée de la saison des pluies. Le défi est important : avec un taux de déforestation qui tourne encore autour de 2 % par an, le gouvernement vise à reboiser près de 150 000 hectares de terres d’ici 2030.

Bien que l’enthousiasme du 1er juin soit fort, le débat public se tourne vers « l’après-plantation« . Les experts du secteur environnemental et la société civile rappellent qu’un arbre planté sans suivi a peu de chances de survivre. Le vrai défi du Bénin vert ne réside plus dans le nombre d’arbres plantés, mais dans leur suivi et leur protection contre le bétail et les intempéries. Heureusement, les choses évoluent positivement grâce à plusieurs facteurs clés. L’implication directe des communautés villageoises montre d’excellents résultats pour préserver les forêts, notamment les forêts sacrées. Une attention croissante est donnée aux arbres autochtones et fruitiers. Ils offrent des avantages médicinaux ou économiques immédiats pour les communautés locales, ce qui garantit leur entretien.

Les entreprises et les universités créent de plus en plus d’espaces protégés pour assurer la survie des jeunes arbres. En ce 1er juin 2026, planter un arbre au Bénin n’est plus perçu comme une simple formalité, mais comme un contrat à long terme avec les générations futures.

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