BHL accuse Trump d'abandonner Israël et ses alliés arabes

L’écrivain et essayiste français Bernard-Henri Lévy a affirmé jeudi 11 juin 2026, sur le réseau social X, que le président américain Donald Trump serait en train d’abandonner Israël et ses alliés arabes, comme il l’aurait fait selon lui auparavant avec les Kurdes, les Afghans, les Ukrainiens et les Iraniens. Il a précisé défendre cette analyse depuis plusieurs années et a confié n’avoir jamais été aussi triste de constater qu’il avait eu raison.

Un appel téléphonique tendu entre Washington et Jérusalem

Cette accusation intervient après une semaine de friction visible entre les deux dirigeants. Axios a rapporté que Donald Trump avait reconnu, le 3 juin, avoir vivement critiqué Benyamin Nétanyahou lors d’un appel téléphonique houleux portant sur les frappes israéliennes au Liban, après que l’Iran a menacé de quitter la table des négociations en réaction à ces opérations. Interrogé sur le fait d’avoir qualifié le premier ministre israélien de fou et d’avoir affirmé que sans lui, Nétanyahou serait en prison, le président américain n’a pas démenti, se contentant de répondre qu’il ne dirait pas avoir été en colère.

Trump aurait par la suite averti Nétanyahou qu’Israël se retrouverait seul s’il poursuivait les frappes contre l’Iran, lui demandant sur son réseau Truth Social de cesser les tirs. Le Times of Israel a rapporté que Nétanyahou aurait annulé une frappe d’ampleur contre l’Iran, alors que des avions étaient prêts au décollage, avant d’annoncer publiquement une suspension temporaire des attaques tout en se réservant le droit de riposter en cas de nouvelle agression. Il aurait néanmoins défendu la coordination avec Washington, affirmant être sur la même ligne que le président américain.

Une critique qui tranche avec les positions récentes de l’essayiste

La sortie de Bernard-Henri Lévy marque une rupture avec ses prises de position précédentes sur ce conflit. Dans des tribunes publiées avant cette séquence de tensions, l’essayiste défendait l’alliance entre Washington et Israël face à l’Iran, qualifiant les deux pays d’être du bon côté de l’histoire. Son message du 11 juin replace désormais cette relation dans la continuité d’une liste de dossiers, des Kurdes à l’Ukraine, sur lesquels il accuse depuis longtemps le président américain d’avoir abandonné des alliés sous pression.

Aucune réaction officielle n’a pour l’heure été communiquée par la Maison Blanche ou par le bureau de Nétanyahou aux propos de Bernard-Henri Lévy. Israël devait lever mardi à 6 heures locales les restrictions imposées aux écoles et lieux de travail, une mesure qui permettra de mesurer dans les prochains jours si la suspension des frappes annoncée par Nétanyahou se maintient.

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