Le trafic aérien poursuit sa progression au Burkina Faso. Un rapport publié le 26 juin par la Société des Aéroports du Faso (SAFA) fait état d’une augmentation de plus de 51 % du nombre de passagers entre 2016 et 2025, une évolution qui conforte les ambitions des autorités de renforcer la place du pays dans le transport aérien régional. Le document est signé par le directeur général de la SAFA, Saturnin Théophile Bikyenga, et l’économiste Ibrahima Ouédraogo.
Cette progression, relevée dans le rapport, appuie l’objectif de faire du Burkina Faso un futur hub aérien de correspondance en Afrique de l’Ouest.
Une fréquentation des aéroports en nette hausse
Les données compilées par la SAFA montrent que les plateformes aéroportuaires burkinabè ont accueilli 750 188 voyageurs en 2025, contre 494 710 en 2016. Cette progression de plus de 255 000 passagers en moins de dix ans traduit une reprise durable du trafic après les perturbations enregistrées au cours de la pandémie de Covid-19.
Les déplacements liés aux arrivées et aux départs concentrent plus de la moitié de l’activité, avec plus de 52 % du trafic total. Les passagers en transit représentent, quant à eux, près de 30 %, un niveau que le rapport considère comme favorable au développement des correspondances aériennes à l’échelle régionale.
Les auteurs estiment que cette évolution renforce les perspectives du pays pour attirer davantage de compagnies aériennes et améliorer sa connectivité avec les principales destinations du continent.
Le fret offre encore une importante marge de progression
Le transport de marchandises affiche également des résultats orientés à la hausse. En 2025, plus de 8 680 tonnes de fret ont été traitées dans les aéroports burkinabè.
Les importations demeurent largement dominantes avec environ 7 360 tonnes réceptionnées, contre seulement 1 320 tonnes expédiées à l’international. Cet écart illustre le potentiel de développement des exportations, notamment pour les produits agricoles et les produits pharmaceutiques, deux secteurs identifiés par le rapport comme pouvant bénéficier d’une meilleure desserte aérienne.
Les infrastructures de transport constituent un levier important pour accompagner cette évolution, alors que plusieurs pays de la sous-région cherchent à renforcer leurs capacités logistiques et commerciales.
Des investissements attendus dans les infrastructures
Le gouvernement du Burkina Faso entend poursuivre la modernisation de ses installations aéroportuaires, avec une attention particulière portée aux aéroports internationaux de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso. L’objectif affiché est d’améliorer la qualité des infrastructures afin d’accompagner la croissance du trafic et de renforcer l’attractivité du pays auprès des compagnies aériennes.
Cette orientation intervient quelques mois après une autre étape importante. En avril 2026, la Société des Aéroports du Faso avait annoncé la relance du projet du futur aéroport de Donsin, interrompu pendant plusieurs années avant de faire l’objet d’une révision technique et d’ajustements dans sa gouvernance. Ce chantier est présenté par les autorités comme un projet structurant destiné à accroître les capacités d’accueil du pays à moyen et long terme.
Les prochains mois devraient être consacrés à la poursuite des investissements prévus dans les infrastructures aéroportuaires et à la mise en œuvre des mesures annoncées pour soutenir la croissance du trafic aérien et du fret.
