Près de deux mois après la vive controverse suscitée par sa communication sur le Fâ, le Vodun et le Hôxô, le père Gaston Aïtondji brise le silence. Dans un communiqué rendu public ce 27 juillet 2026, le prêtre apporte des clarifications sur sa démarche et exprime ses regrets aux personnes heurtées.
Revenant sur son exposé intitulé « Quelques défis posés à la foi chrétienne : Fá, Vodún et Hŏxŏ », présenté le 28 mai 2026 à l’Institut Saint Jean-Paul II lors d’un colloque de l’archidiocèse de Cotonou, le prêtre rappelle que son intervention s’inscrivait dans un cadre strictement académique. L’objectif était de distinguer le domaine culturel (Hüëndo) du domaine cultuel (Hündo) et d’engager une réflexion critique sur le patrimoine ancestral.
Vice-président de la Commission diocésaine pour le dialogue interreligieux et l’œcuménisme, le père Gaston Aïtondji assure n’avoir jamais voulu s’en prendre à une quelconque croyance. « Mon expression n’a été et ne peut être contre une quelconque religion », affirme-t-il. S’il reconnaît que les traditions béninoises renferment des valeurs de bien et de beau, il estime que le Vodun, désormais étudié à l’université, doit pouvoir faire l’objet de débats scientifiques contradictoires sans préjugés ni idéologie.
Déplorant la diffusion d’extraits tronqués et isolés de leur contexte universitaire sur les réseaux sociaux, le religieux reconnaît l’incompréhension générée. « Je regrette sincèrement le trouble que la diffusion tronquée de mon intervention a pu causer chez certains de nos compatriotes, ainsi que la peine ressentie par ceux qui, de bonne foi, s’y sont reconnus blessés », déclare-t-il.
Réaffirmant sa fierté d’être Béninois, le prêtre invite chacun à réécouter l’intégralité de sa communication et appelle à la responsabilité collective pour construire l’avenir du pays.



