Le ministère burkinabè de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a annoncé, lundi 8 juin, la suspension de l’ensemble des concours de beauté organisés sur le territoire national. La mesure restera en vigueur jusqu’à l’adoption de nouvelles règles destinées à encadrer ces événements, selon les autorités.
Les concours de beauté ne pourront plus être organisés au Burkina Faso dans l’immédiat. Dans une décision rendue publique le 8 juin, la Direction générale de la Culture et des Arts a indiqué qu’aucune autorisation ne serait désormais accordée pour ce type de manifestation pendant la période de révision du cadre réglementaire.
Selon un communiqué signé par la directrice générale de la Culture et des Arts, Noélie Congo Salouka, cette suspension vise à permettre aux autorités de revoir les textes régissant l’organisation des compétitions de beauté. L’administration entend renforcer le contrôle de ces événements et les adapter aux orientations culturelles définies par l’État.
Une révision du cadre réglementaire annoncée
Les autorités burkinabè justifient leur décision par la volonté de préserver l’identité culturelle nationale et de veiller au respect des valeurs morales mises en avant par les pouvoirs publics. Le ministère estime que les concours de beauté nécessitent un encadrement plus rigoureux afin d’assurer leur conformité avec les objectifs culturels poursuivis par le gouvernement.
La suspension concerne l’ensemble des compétitions du genre, qu’elles soient organisées à l’échelle locale, régionale ou nationale. Aucun calendrier n’a été communiqué concernant l’entrée en vigueur des futurs textes.
Des concours régulièrement au centre de débats
Cette décision intervient alors que plusieurs concours Miss organisés au Burkina Faso avaient déjà suscité des discussions ces dernières années. Des critiques avaient notamment porté sur certains critères de sélection, les modalités d’organisation ou encore l’image de la femme burkinabè véhiculée par ces compétitions.
Ces débats avaient régulièrement alimenté les échanges dans les milieux culturels et sur les réseaux sociaux, bien avant l’annonce de la suspension générale décidée par les autorités.
Aucune autorisation jusqu’à nouvel ordre
Dans l’attente de la révision annoncée, les promoteurs de concours de beauté ne pourront obtenir d’autorisation administrative pour organiser leurs événements. La Direction générale de la Culture et des Arts a précisé que cette mesure s’applique immédiatement sur l’ensemble du territoire.
La reprise des concours dépendra désormais de l’adoption du nouveau dispositif réglementaire que les autorités entendent mettre en place pour encadrer le secteur.



