Cancer du côlon: une protection immunitaire insoupçonnée protège certains patients

Le 11 juin 2026, une équipe de scientifiques, issus de l’Inserm, de Sorbonne Université et de l’Université Paris Cité a présenté les résultats d’une récente étude portant sur les mécanismes de défense immunitaire impliqués dans l’évolution du cancer colorectal, dans la revue Translational Medicine. Pour parvenir à ce papier, les chercheurs ont étudié les échantillons de pas moins de 69 patients avec l’objectif de comprendre pourquoi certaines lésions intestinales évoluent en cancer alors que d’autres restent stables.

Plus spécifiquement, les travaux se sont concentrés sur une étape importante dans le cadre du développement de la maladie, à savoir l’apparition des polypes dans le côlon. Il s’agit d’excroissances assez fréquentes. Celles-ci sont généralement bénignes, mais peuvent parfois évoluer vers une forme cancéreuse. Mais pourquoi ?

Les polypes, au coeur du développement de la maladie

Cette évolution depuis le polypes, vers le cancer dépend en fait de l’environnement immunitaire local autour des lésions. Sur les patients analysés, certains présentaient une activité immunitaire plus intense autour des polypes. Résultat, ils avaient plus de cellules spécialisées dans l’élimination des cellules anormales.

Ce fonctionnement renforcerait la capacité du corps à détecter et contenir les cellules susceptibles de devenir cancéreuses. Si le sujet est intéressant, c’est notamment parce que le cancer colorectal est l’un des plus fréquemment diagnostiqués. Son dépistage repose principalement sur la détection et le retrait des polypes.

Un cancer bien connu, qui fait près d’un million de morts tous les ans

On estime à plus de 1,9 million, le nombre de cas de cancer colorectal dans le monde en 2022. Chaque année, environ 900 000 personnes meurent des suites de cette maladie. Mieux comprise, cette maladie pourra ainsi être plus rapidement dépistée et, à termes, soignée de manière plus précise et efficace, réduisant ainsi son taux de létalité. Il faudra encore de nombreuses études et analyses cependant, pour parvenir à un traitement viable sur le long terme.

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