Quatre ans de silence séparent désormais les états-majors britannique et russe. Plusieurs responsables et diplomates de Londres, cités par le Times, poussent le ministère de la Défense à rouvrir un canal direct avec Moscou.
Un tir de sommation relance la question du dialogue
En juin, un yacht sous pavillon britannique s’est approché à distance dangereuse d’un navire russe en Manche. La frégate Admiral Grigorovich a alors tiré des coups de semonce, contraignant le bateau britannique à changer de cap. Plusieurs officiels cités par le quotidien redoutent qu’un incident similaire, sans ligne directe entre chefs militaires, dégénère en confrontation involontaire.
Un porte-parole du gouvernement britannique a confirmé au Times l’intérêt de son pays pour une reprise des échanges militaires avec la partie russe. L’ambassade britannique en Russie permettrait déjà de transmettre certains messages à Moscou, mais un canal opérationnel entre états-majors resterait jugé nécessaire pour limiter les risques d’erreur d’appréciation.
Deux ruptures successives depuis 2022
Le fil s’est distendu par étapes. Un premier appel entre le chef d’état-major russe Valery Gerasimov et l’amiral britannique Tony Radakin a eu lieu en septembre 2022 — le dernier échange direct connu entre les deux chaînes de commandement. Un mois plus tard, le ministre russe de la Défense de l’époque, Sergueï Choïgou, joignait encore son homologue britannique Ben Wallace à propos d’accusations russes sur une possible bombe sale ukrainienne. Aucun contact de haut niveau n’a suivi.
L’année 2024 a marqué une deuxième cassure : Londres a expulsé l’attaché militaire russe en poste dans la capitale britannique, invoquant des soupçons d’espionnage. Moscou a répliqué par une expulsion symétrique, privant les deux armées du canal habituellement chargé d’organiser ces échanges.
Un ancien diplomate militaire plaide pour la reprise des contacts
John Forman, qui a occupé le poste d’attaché militaire britannique en Russie puis en Ukraine, juge la rupture actuelle contre-productive. Il n’est pas cité parmi les officiels à l’origine de la démarche, mais réagit à titre d’ancien praticien du dialogue militaire russo-britannique. Selon lui, une erreur d’interprétation grave finirait par coûter des vies, et parler à un adversaire ne relèverait pas de la faiblesse mais de la prudence.
Des lignes directes comparables existent historiquement entre puissances rivales pour prévenir ce type d’incident. Entre Washington et Moscou, un téléphone rouge fonctionne depuis 1963, institué après la crise des missiles de Cuba pour éviter qu’une erreur militaire ne déclenche une escalade non désirée. Aucun calendrier de reprise des contacts entre les états-majors britannique et russe n’a été communiqué à ce stade.




Les Anglais craignent que ça dérape … ?
Fallait pas jouer aux c.o.n.s bande de pédales.
« des officiels britanniques réclament le dialogue avec la Russie »
Après moult provocations plus vicelardes les unes que les autres, les angliches ont senti que le retour de bâton russe était sur le point de leur revenir en plein poire … et qu’il était devenu urgent de « discuter » avant qu’il ne soit trop tard.
Les Russes, qui refusent dorénavant tout contact avec ces b@t@rds, ont annoncé que la prochaine saisie d’un navire de la flotte (pas du tout) fantôme emtrainerait des mesures de représailles identiques !