Ebola : pourquoi l’OMS a revu à la baisse le bilan de l’épidémie en RDC

La flambée d’Ebola en République démocratique du Congo apparaît moins étendue qu’estimé initialement. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé mardi 3 juin que 437 cas liés à l’épidémie étaient recensés au 31 mai, dont 321 confirmés et 116 suspects, contre plus de 1 000 cas évoqués dans les précédentes estimations.

Cette révision repose sur les résultats des investigations menées sur le terrain et des analyses réalisées en laboratoire. Selon le porte-parole de l’OMS, Christian Lindmeier, une grande partie des personnes initialement considérées comme des cas suspects ont finalement été testées négatives au virus Ebola.

Des milliers de signalements réévalués

L’OMS explique que les premiers chiffres incluaient un grand nombre de signalements nécessitant une vérification. Les tests effectués ces dernières semaines ont permis d’écarter de nombreux patients qui présentaient d’autres pathologies ou des épisodes de fièvre sans symptômes compatibles avec Ebola. « Ils souffrent soit d’autres maladies, soit simplement de fièvre sans autre symptôme », a déclaré Christian Lindmeier lors d’un point de presse à Genève. L’organisation indique également que 48 décès et six guérisons ont été enregistrés depuis le début de l’épidémie. Malgré la baisse du nombre de cas retenus après vérification, l’OMS continue de suivre de près l’évolution de la situation sanitaire dans les zones touchées.

Une surveillance renforcée pour freiner la transmission

Face à cette épidémie, les autorités congolaises, avec l’appui de l’OMS et de plusieurs partenaires internationaux, ont renforcé les dispositifs de surveillance épidémiologique. Les équipes de santé poursuivent l’identification des personnes présentant des symptômes suspects ainsi que le suivi des contacts des cas confirmés.

La stratégie repose également sur l’isolement rapide des personnes infectées, le renforcement des mesures de prévention dans les structures de soins et la sensibilisation des populations dans les zones concernées. Les autorités sanitaires accordent une attention particulière à la détection précoce des nouveaux cas afin d’interrompre les chaînes de transmission.

Contrôles aux frontières et suivi des contacts

Les services sanitaires ont aussi intensifié les contrôles dans les zones de passage et les principaux axes de circulation. Les personnes ayant été en contact avec des malades confirmés font l’objet d’un suivi pendant 21 jours, durée correspondant à la période maximale d’incubation du virus.

L’OMS souligne que cette surveillance renforcée demeure essentielle alors que les investigations se poursuivent pour confirmer ou écarter les cas encore classés comme suspects. Les prochaines mises à jour des autorités sanitaires congolaises et de l’organisation permettront de préciser l’évolution réelle de l’épidémie dans les semaines à venir.

Laisser un commentaire