La guerre en Ukraine favorise la réémergence de la rage en Europe centrale

L’Agence nationale de sécurité sanitaire française (Anses) a alerté, le 10 juin 2026, sur une réémergence « préoccupante » de la rage en Europe centrale. Depuis 2021, la Pologne, la Roumanie, la Hongrie et la Slovaquie enregistrent une hausse marquée des cas chez les animaux sauvages et domestiques, un phénomène que l’agence relie directement aux perturbations sanitaires causées par le conflit en Ukraine.

Un variant absent depuis dix ans détecté aux frontières ukrainiennes

Les analyses génétiques menées par le Laboratoire de référence de l’Union européenne (LRUE) pour la rage, rattaché à l’Anses, ont permis d’identifier en 2024 la présence du groupe C du virus rabique en Pologne et en Roumanie. Ce variant, habituellement cantonné au sud de la Russie et à l’est de la Turquie, n’avait plus été détecté sur le territoire de l’UE depuis une dizaine d’années. Il s’ajoute au variant NEE, présent en Europe centrale depuis les années 1990. La localisation des cas est significative : la grande majorité des animaux infectés recensés dans l’UE se trouvaient à moins de 50 kilomètres des frontières avec l’Ukraine et la Moldavie.

Ces résultats ont été publiés en février 2026 dans la revue scientifique Emerging Infectious Diseases. Ils s’appuient sur le partage d’échantillons et de séquences génomiques entre plusieurs pays, dont l’Ukraine et la Moldavie. Une étude de chercheurs russes signale par ailleurs une remontée du variant C vers le nord du pays, cohérente avec sa progression vers l’UE.

Des dispositifs de contrôle fortement fragilisés

Avant 2021, la Pologne ne recensait pas plus d’une dizaine de cas animaux par an. En 2021, ce chiffre est passé à 113, dont 103 dans la faune sauvage — principalement des renards. La Roumanie a enregistré jusqu’à 109 cas en 2025. Cette année-là, un homme y est décédé après une morsure de chien errant, constituant le premier décès humain imputable à la rage transmise par un animal terrestre dans l’UE depuis 2012.

Dans le rapport publié le 10 juin par l’Anses, Emmanuelle Robardet, directrice du LRUE, déclare : « La recrudescence de la rage en Europe est une illustration de l’impact des conflits armés sur la santé et la faune sauvage. Le virus circulait en Ukraine avant la guerre, mais on sait que le nombre de cas a augmenté depuis. Il est possible d’imaginer que les moyens pour surveiller et contrôler la maladie ont été fortement perturbés. »

Face à la progression des cas, les autorités sanitaires des pays concernés devraient renforcer les campagnes de vaccination orale des animaux sauvages dans les zones frontalières avec l’Ukraine, en lien avec l’Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa), dont un rapport de situation est attendu d’ici la fin de l’année 2026.

2 réflexions au sujet de “La guerre en Ukraine favorise la réémergence de la rage en Europe centrale”

  1. Tulsi Gabbard vient de publier des docs classifiés US. Selon ces documents, l’administration Obama-Biden a monté 120 biolabs de par le monde, 40 en Ukraine et 1 à Wuhan en Chine !

    Ca devrait poser des questions non ?

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    • C’est assez évident, mais comme les bourrins genre @@ aiment qu’on leur rmette les points sur les « i »

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