Deux ans avant la polémique Betclic qui agite les Bleus, Kylian Mbappé avait déjà posé ses conditions sur les paris sportifs. Le 8 décembre 2024, dans l’émission Clique sur Canal+, l’attaquant du Real Madrid avait expliqué pourquoi il refuse d’associer son image à ce secteur. Une position qui éclaire directement la tension actuelle avec la Fédération française de football (FFF).
Une opposition ancrée dans son expérience personnelle
Face à Mouloud Achour, Mbappé était revenu sur un désaccord plus ancien avec la FFF, datant de 2022, concernant la charte des droits à l’image des internationaux. Le capitaine des Bleus y avait notamment refusé que son image serve à promouvoir les paris sportifs et la malbouffe. Il avait justifié ce choix par un argument personnel : « Certains d’entre nous viennent de quartiers où cela détruit un nombre incalculable de gens. Ça a détruit des gens que je connais. »
L’attaquant avait aussi tenu à dissiper un malentendu sur ses motivations financières. Il avait précisé n’avoir jamais touché un euro pour ses sélections en équipe de France, ajoutant qu’il était même désormais à perte sur ce plan depuis son arrivée à Madrid, en raison des frais de déplacement.
Un précédent qui ressurgit avec l’affaire Betclic
Cette déclaration de 2024 prend une résonance particulière depuis début juin 2026. Selon L’Équipe, cinq internationaux français — Mbappé, Rayan Cherki, Ousmane Dembélé, Désiré Doué et Michael Olise — ont découvert leur image utilisée dans une campagne publicitaire de Betclic, diffusée le 4 juin après une séance photo organisée à Clairefontaine pour les partenaires commerciaux de la FFF. Les joueurs concernés affirment n’avoir pas été informés de cet usage commercial.
Mbappé et Cherki seraient les plus contrariés par cette situation, selon le quotidien sportif. Betclic n’aurait enfreint aucune règle contractuelle, la convention liant la FFF à ses partenaires commerciaux lui permettant d’exploiter les images prises lors de ces journées dédiées. Le litige porte donc sur cette convention elle-même, que les joueurs disent ne pas avoir pu refuser au moment de leur première sélection.
Le dossier remonte désormais jusqu’aux instances dirigeantes de la fédération. Son examen est attendu après la Coupe du monde 2026, dont la France a entamé la phase de groupes face au Sénégal.
