Mondial 2026 : avec la présence de Trump, la finale placée sous haute surveillance

Le secrétaire américain à la Sécurité intérieure a classé la finale du Mondial 2026 parmi les événements nationaux de sécurité spéciale, la désignation la plus élevée existant aux États-Unis, a indiqué l’ancien agent spécial du Secret Service Charles Marino, ce samedi 18 juillet sur ABC News. Ce statut place le Secret Service à la tête de la coordination de sécurité pour la rencontre entre l’Espagne et l’Argentine, prévue dimanche au MetLife Stadium dans le New Jersey.

Le tournoi organisé conjointement par les États-Unis, le Mexique et le Canada touche à sa dernière ligne droite. Débutée le 11 juin à l’Estadio Azteca de Mexico, cette édition réunit pour la première fois 48 équipes réparties en 12 groupes, contre 32 lors des précédentes éditions. Au total, 104 matchs se sont disputés dans 16 villes hôtes des trois pays, dont 78 rencontres aux États-Unis, 13 au Mexique et 13 au Canada. La Maison-Blanche a confirmé jeudi que le président Donald Trump assistera à la finale et remettra le trophée au vainqueur, une annonce qui a précipité le renforcement du dispositif policier autour du stade et de ses abords.

Un dispositif fédéral, étatique et local

Selon l’ancien agent spécial du Secret Service Charles Marino, aucune menace spécifique ou crédible ne pèse actuellement sur l’événement. Il précise toutefois qu’une opération de sécurité de grande ampleur est déjà engagée, combinant effectifs, technologies de surveillance et fermetures de zones entières, y compris l’espace aérien au-dessus du stade.

L’ancien conseiller à la sécurité intérieure décrit une organisation associant les agences fédérales aux autorités du New Jersey et des collectivités locales, un travail préparatoire engagé depuis près de deux ans selon lui, dès l’annonce du lieu et de la date de la finale. La venue du président américain s’ajoute à ce dispositif sans le bouleverser, la présence présidentielle étant déjà anticipée dans la planification globale liée au statut d’événement national de sécurité spéciale.

Cette désignation, créée en 1998 sous l’administration Clinton après une série de menaces visant des rassemblements publics, a depuis été appliquée à des événements comme les investitures présidentielles, le Super Bowl ou les sommets du G7 organisés sur le sol américain.

Des rassemblements annexes sous contrôle

Les autorités prévoient aussi de surveiller les fêtes de visionnage et rassemblements organisés en dehors du stade pour les personnes qui ne disposent pas de billets. Charles Marino compare cette vigilance élargie à celle déployée lors du Super Bowl, où des événements parallèles se tiennent sans lien direct avec le site principal de la rencontre, mais font l’objet d’une attention comparable de la part des forces de l’ordre.

L’ancien agent du Secret Service justifie ce niveau de sécurité par le cadre international actuel. Il évoque un climat de menace qu’il juge jamais aussi élevé aux États-Unis, en citant l’engagement militaire américain face à l’Iran comme facteur aggravant pour la sécurisation des grands rassemblements sportifs, régulièrement identifiés comme cibles à haute valeur symbolique.

Le président argentin Javier Milei a annoncé qu’il ne se rendrait pas au stade, préférant suivre la rencontre depuis la résidence présidentielle par superstition. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, elle, a accepté l’invitation de Donald Trump et sera présente dimanche à East Rutherford pour la remise du trophée.

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