Le Maroc étudie la possibilité d’acquérir ses premiers sous-marins militaires d’ici 2027, selon plusieurs analyses publiées ces dernières semaines dans la presse spécialisée. Le projet, qui n’a fait l’objet d’aucune annonce officielle de la part des autorités marocaines, viserait à renforcer les capacités de la Marine royale dans des espaces maritimes stratégiques reliant l’Atlantique à la Méditerranée.
Selon plusieurs médias spécialisés dans les questions de défense, Rabat examinerait différentes offres internationales pour l’acquisition de trois sous-marins conventionnels. Les informations disponibles indiquent que les réflexions seraient encore à un stade préliminaire et qu’aucun contrat n’aurait été signé à ce jour.
Parmi les plateformes citées figure le sous-marin sud-coréen KSS-III. Ce bâtiment est présenté comme l’un des modèles conventionnels les plus avancés actuellement disponibles, avec des capacités destinées aux missions de surveillance maritime, de renseignement et de dissuasion.
Le Scorpène du constructeur français Naval Group apparaît également parmi les options évoquées par les observateurs du secteur. Déjà en service dans plusieurs marines étrangères, ce sous-marin est notamment utilisé pour des opérations de patrouille, de protection des espaces maritimes et de collecte de renseignements.
Une capacité absente de l’arsenal marocain
L’éventuelle acquisition de sous-marins constituerait une évolution majeure pour les forces navales marocaines. Le royaume ne dispose actuellement d’aucun sous-marin opérationnel, contrairement à l’Algérie voisine.
La marine algérienne exploite déjà une flotte de six sous-marins de type Kilo acquis auprès de la Russie. Cette capacité lui confère depuis plusieurs années une avance notable dans le domaine de la guerre sous-marine en Afrique du Nord et en Méditerranée occidentale.
Sans évoquer officiellement une logique de rivalité, plusieurs analyses spécialisées estiment que l’arrivée éventuelle de sous-marins au sein de la Marine royale permettrait au Maroc d’élargir son éventail de moyens navals dans une région où les capacités militaires maritimes connaissent une montée en puissance progressive.
La modernisation de la Marine royale se poursuit
Cette hypothèse intervient alors que le Maroc poursuit depuis plusieurs années un programme de modernisation de ses forces navales. Le royaume a renforcé sa flotte de surface avec de nouvelles frégates et développé ses moyens de surveillance maritime afin d’améliorer le contrôle de ses espaces maritimes.
Les réflexions autour d’une capacité sous-marine concernent également une zone particulièrement sensible pour le commerce international. Le détroit de Gibraltar, situé entre les côtes marocaines et espagnoles, constitue l’un des principaux points de passage maritimes au monde entre l’océan Atlantique et la mer Méditerranée.
Plusieurs fournisseurs potentiels
Outre les modèles sud-coréen et français, le sous-marin russe Amour 1650 figure parmi les solutions mentionnées dans certaines publications spécialisées. Des analystes estiment toutefois que Rabat pourrait privilégier des partenariats avec des industriels européens ou asiatiques, notamment pour les questions de maintenance, de formation des équipages et de coopération technologique.
À ce stade, aucune décision officielle n’a été annoncée par les autorités marocaines. Les prochains mois devraient permettre de savoir si ces discussions débouchent sur le lancement effectif d’un programme d’acquisition de sous-marins pour la Marine royale.



