Trump au G7 d'Évian : les États-Unis n'auront plus besoin de frapper l'Iran

Le président américain Donald Trump a déclaré lundi 15 juin, en marge du sommet du G7 à Évian-les-Bains, que les États-Unis n’auraient plus à recourir à la force militaire contre l’Iran. Ces propos ont été tenus lors d’une conférence de presse conjointe avec le président français Emmanuel Macron, hôte du sommet, au lendemain de l’annonce d’un accord entre Washington et Téhéran.

« Espérons que ce sera une bonne relation et que nous nous entendrons. Dans le cas contraire, nous reviendrons à la situation précédente. Mais je ne pense pas que cela sera nécessaire », a déclaré Trump devant les journalistes.

Un accord présenté comme finalisé

Trump a affirmé que le texte de l’accord était « entièrement signé » et que le détroit d’Ormuz, bloqué depuis le début des hostilités, serait « complètement ouvert » d’ici vendredi. La cérémonie de signature officielle est prévue à Genève, selon le Pakistan, qui a joué le rôle de médiateur dans les négociations. Le vice-président américain JD Vance représentera Washington lors de cet événement.

L’accord prévoit notamment que Téhéran renonce à la possession d’armes nucléaires, une condition que Trump a qualifiée de non négociable. La levée des sanctions américaines reste suspendue à l’exécution par l’Iran de ses obligations. « C’est une question de comportement. S’ils font ce qu’ils sont censés faire, cela s’enclenche », a précisé le président américain, selon Armenia News.

Des zones d’ombre persistantes

Le sommet du G7 est le premier depuis le déclenchement de la guerre américano-iranienne, entamée il y a quinze semaines et dont les effets ont pesé sur les marchés mondiaux de l’énergie. Macron a salué l’accord, le qualifiant d’« étape très importante pour la paix du monde entier », selon l’Agence France-Presse.

La situation au Liban reste un point de friction. Le Pakistan et l’Iran ont indiqué que l’accord implique une cessation des hostilités dans ce pays, où Israël combat le Hezbollah. Israël, qui n’est pas partie à l’accord, a réaffirmé par la voix de son ministre de la Défense, Israel Katz, que ses forces ne se retireraient pas du territoire libanais. Le texte intégral du mémorandum d’entente devrait être rendu public après la cérémonie de signature prévue vendredi 19 juin à Genève.

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