Un ressortissant russe identifié par plusieurs médias comme l’artiste Semyon Skrepetsky a été tué par balles lundi 15 juin à Biała Podlaska, dans l’est de la Pologne, près de la frontière avec la Biélorussie. Les autorités polonaises ont confirmé la mort d’un citoyen russe de 44 ans, sans officialiser publiquement son identité au moment des premières communications.
Selon la police de la voïvodie de Lublin, l’homme a été visé par plusieurs tirs en pleine rue avant que l’auteur des coups de feu ne prenne la fuite. Les enquêteurs ont lancé une vaste opération de recherche et examinent les images de vidéosurveillance ainsi que les témoignages recueillis sur place.
Une enquête ouverte sur une possible exécution ciblée
Les premiers éléments de l’enquête conduisent les autorités à envisager l’hypothèse d’un homicide préparé à l’avance. Un porte-parole de la police cité par plusieurs médias polonais a indiqué que le mode opératoire « indique une action planifiée », tout en précisant que le mobile demeure inconnu.
Aucune piste n’a été officiellement privilégiée. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si plusieurs personnes ont participé à l’attaque. Les circonstances exactes du meurtre restent à établir.
L’identité de la victime a été rapportée par le média biélorusse NEXTA et reprise par plusieurs organes de presse russes et européens. Selon ces informations, il s’agirait de Semyon Skrepetsky, pseudonyme utilisé par Robert Kouzovkov, artiste russe vivant en Pologne depuis plusieurs années.
Un caricaturiste installé en Pologne depuis 2021
Originaire de la région de l’Altaï, en Sibérie, Robert Kouzovkov aurait quitté la Russie en 2021 avant de s’installer en Pologne avec sa famille. Plusieurs médias indiquent qu’il avait obtenu un statut de protection après avoir invoqué des risques de poursuites politiques dans son pays d’origine.
L’artiste s’était fait connaître par ses caricatures et performances satiriques visant des dirigeants russes et alliés du Kremlin. Ses œuvres représentaient notamment Vladimir Poutine, le président biélorusse Alexandre Loukachenko ainsi que le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov.
Quelques jours avant sa mort, il avait participé à une action artistique à Berlin à l’occasion de la fête nationale russe. Des images diffusées sur les réseaux sociaux le montraient présentant une œuvre critique à proximité de l’ambassade de Russie.
Les investigations se poursuivent
Le parquet polonais supervise désormais les investigations. Les autorités n’ont annoncé aucune arrestation liée directement au meurtre et n’ont communiqué aucun élément permettant d’établir un lien entre l’activité artistique de la victime et son assassinat.
Les résultats des expertises balistiques et l’exploitation des enregistrements de vidéosurveillance devraient constituer les prochaines étapes de l’enquête menée par les services polonais.




C’est assez le genre de Kadyrov