Algérie: un financement majeur de la BAD va faciliter les échanges entre l’Afrique et l’Europe

La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé, ce mardi 14 juillet, l’approbation d’un financement de 878,09 millions de dollars afin de soutenir la construction du tronçon ferroviaire reliant Ghardaïa à El Meniaâ, en Algérie. L’information a été rendue publique dans un communiqué de l’institution. Cette enveloppe concerne 230 kilomètres de voie ferrée, au cœur d’une future ligne de 495 kilomètres entre Laghouat, Ghardaïa et El Meniaâ, permettant à Alger de s’imposer comme une plateforme logistique majeure, entre le Maghreb, l’Europe et le reste de l’Afrique.

Ce projet s’inscrit dans le développement du grand axe ferroviaire nord-sud voulu par les autorités algériennes, avec une mise en service progressive attendue d’ici 2030. Cette annonce marque une avancée importante pour le programme de modernisation des infrastructures de transport du pays. L’objectif affiché est de mieux relier les régions sahariennes au nord de l’Algérie afin de faciliter les déplacements de marchandises et de renforcer les échanges économiques.

Un nouveau tronçon pour renforcer la position algérienne

À plus long terme, cette ligne doit intégrer un réseau ferroviaire reliant Alger à Tamanrasset, offrant ainsi une continuité entre les principaux bassins économiques du pays. Cet axe ferroviaire permettra notamment d’assurer un transport plus efficace des ressources minières, des productions agricoles et d’autres marchandises vers les ports méditerranéens. Une véritable aubaine pour les régions du Sud, qui en seront les principales bénéficiaires.

Les autorités algériennes souhaitent faire de cette ligne un maillon du futur couloir ferroviaire transsaharien, destiné à renforcer les échanges avec les pays du Sahel puis avec l’Afrique de l’Ouest et centrale. Cette stratégie s’inscrit dans une politique de diversification économique, alors que le pays cherche à développer des secteurs autres que les hydrocarbures. Tourisme, services, biens essentiels et agricultures pourront plus facilement transiter.

L’Algérie, une plateforme logistique en devenir

À terme, la Banque africaine de développement estime que ces nouvelles infrastructures serviront de levier pour renforcer la position de l’Algérie dans les échanges entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe. Les premiers effets de ce vaste projet ne sont toutefois pas attendus avant 2030, sauf éventuels retards, qui pourraient survenir dans les mois prochains.

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