Une condamnation devenue définitive sert aujourd’hui de support à une campagne de sensibilisation. Dans un nouveau numéro des Échos de la CRIET, l’Institut national de la femme (INF) est revenu sur une affaire de viol commis sur une fillette de 12 ans à Covè, dans le département du Zou. La chambre d’appel de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a confirmé, le 20 mai 2026, une peine de sept ans d’emprisonnement, dont quatre ans ferme, prononcée contre l’auteur des faits.
À travers cette publication, l’INF entend rappeler les conséquences pénales des violences sexuelles sur mineurs tout en appelant les parents et les communautés à renforcer la protection des enfants, notamment lors de leurs déplacements.
Une sortie banale qui s’est transformée en agression
Les faits remontent à la soirée du 7 juillet 2025 à Adobèdji, une localité de la commune de Covè. Selon le récit présenté par l’Institut national de la femme, une fillette de 12 ans avait quitté son domicile pour effectuer une course dans une boutique du quartier.
Ne la voyant pas revenir, sa mère avait entrepris des recherches qui se sont prolongées durant plusieurs heures. Ce n’est qu’en fin de soirée que l’enfant est rentrée chez elle, profondément choquée.
Les investigations ont établi qu’un jeune homme de 19 ans l’aurait interceptée sur son trajet de retour. Il l’aurait conduite de force dans un endroit isolé avant de commettre une agression sexuelle. Les faits ont ensuite été portés devant la justice.
Une peine confirmée par la chambre d’appel
Le dossier a été examiné une première fois devant la CRIET, qui a rendu sa décision le 14 janvier 2026. Le tribunal a déclaré le prévenu coupable et l’a condamné à sept ans d’emprisonnement, dont quatre ans ferme.
La juridiction a également prononcé une amende d’un million de francs CFA. Des dommages et intérêts de 500 000 francs CFA ont été accordés à la victime, tandis qu’un franc symbolique a été attribué à l’Institut national de la femme, constitué partie civile dans le dossier.
Contestant cette décision, le condamné avait saisi la chambre d’appel. Après réexamen de l’affaire, la juridiction a confirmé le 20 mai 2026 l’ensemble des dispositions du jugement rendu en première instance, maintenant ainsi les peines prononcées à son encontre.
Au Bénin, les infractions sexuelles commises sur des mineurs sont réprimées par le Code pénal, qui prévoit des sanctions aggravées lorsque la victime est un enfant. Les juridictions peuvent également accorder des réparations civiles destinées à indemniser les victimes du préjudice subi.
L’INF insiste sur la prévention des violences sexuelles
En revenant sur cette affaire dans son émission Échos de la CRIET, l’Institut national de la femme poursuit son action de prévention contre les violences basées sur le genre et les atteintes sexuelles visant les enfants. « Ne laissez plus vos enfants sortir seuls la nuit. Leur sécurité dépend de votre vigilance », rappelle l’institution dans son message de sensibilisation.
À travers cette initiative, l’INF souhaite encourager les familles à redoubler de vigilance, à signaler rapidement toute disparition ou tout acte de violence et à accompagner les victimes dans leurs démarches auprès des autorités compétentes afin que les auteurs répondent de leurs actes devant la justice.
