Des poursuites judiciaires menacent désormais quiconque continue de propager un montage numérique visant Mohamed Tijani, un international béninois. La Fédération béninoise de football (FBF) a publié un communiqué ce 4 juillet pour démentir des images truquées mettant en scène le défenseur des Guépards aux côtés d’une femme présentée à tort comme son épouse.
Selon la fédération, ces contenus, produits grâce à des outils d’intelligence artificielle, circulent depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux et sur des groupes de messagerie, notamment WhatsApp. La FBF précise que ces publications « présentent de manière frauduleuse Monsieur Mohamed Tijani […] aux côtés d’une dame présentée à tort comme étant son épouse » et affirme que ces visuels « sont entièrement fictives et résultent de montages numériques ».
Un joueur formé loin du Bénin, devenu pilier de la défense
Né en Côte d’Ivoire d’un père béninois, Mohamed Tijani, 28 ans, a choisi de représenter le Bénin, sélection dont il est international depuis juin 2022. Le défenseur central évolue à Yverdon-Sport FC, en Suisse, où l’option d’achat a été levée en juillet 2024 pour un contrat courant jusqu’en 2027. Sous la direction de Gernot Rohr, il compte parmi les piliers habituels de l’arrière-garde des Guépards et figurait encore sur la liste des 26 joueurs convoqués en juin 2026.
Des qualifications juridiques multiples selon la fédération
La FBF estime que ces contenus « portent gravement atteinte aux droits de la personnalité de l’intéressé, notamment à son droit à l’image, à son honneur, à sa considération ainsi qu’au respect de sa vie privée ». Elle ajoute que ces agissements sont « susceptibles de recevoir diverses qualifications juridiques au regard des textes en vigueur en République du Bénin, notamment en matière de diffusion de fausses informations ».
La fédération enjoint « formellement » toute personne détenant ou relayant ces contenus de « cesser immédiatement leur diffusion » et de procéder à leur suppression sur l’ensemble des plateformes concernées. Elle précise réserver « toutes les voies de droit », y compris l’engagement d’actions judiciaires contre les auteurs et les relais des publications litigieuses, ces derniers s’exposant à des poursuites « sans préjudice des sanctions civiles et pénales prévues par la législation applicable ».
La FBF appelle enfin les internautes « à la vigilance, à la responsabilité et au discernement dans l’usage des outils numériques », et à s’abstenir de diffuser des contenus non vérifiés susceptibles de nuire à la réputation des personnes visées.