Des milliers de commerçantes patientaient pour cette annonce. Le président Romuald Wadagni a confirmé, sur sa page Facebook le 2 juillet 2026, une baisse des redevances mensuelles applicables dans les marchés modernes du pays, décision entérinée la veille en Conseil des ministres.
Une promesse de campagne tenue
« Pendant la campagne électorale, j’ai sillonné notre pays et pris le temps d’écouter nos commerçantes et commerçants. Une demande revenait sans cesse : alléger les redevances des marchés modernes, qui pouvaient peser sur leur activité quotidienne », a écrit le chef de l’État. Il indique avoir autorisé l’Agence nationale de gestion des marchés (ANaGeM) à procéder à cet allègement, présenté comme la traduction d’un engagement pris devant les usagers des marchés durant la course à la présidence.
Le compte rendu du Conseil des ministres apporte des précisions techniques : « Le ministre du Commerce intérieur y a présenté un bilan de l’application des redevances actuellement en vigueur dans les marchés modernes. Ce bilan établit que les montants réclamés, bien qu’inférieurs à leur niveau théorique de calcul, demeurent perçus comme élevés par les marchands, exploitants de stands et gérants de boutiques installés dans ces infrastructures. Sur cette base, le Conseil a validé une réduction des redevances mensuelles applicable dès juillet 2026, et a chargé le ministre de l’Économie et des Finances de relever les subventions publiques dédiées à l’entretien des infrastructures marchandes concernées. »
Un chantier de modernisation entamé en 2024
La mesure intervient après un cycle de construction accéléré. Depuis l’ouverture du tout premier marché moderne en janvier 2024, le Bénin a livré plusieurs infrastructures marchandes réparties entre Cotonou, Porto-Novo, Abomey-Calavi et Parakou. À Cotonou, un premier lot de marchés urbains — dont ceux de Gbégamey, Cadjèhoun ou Wologuèdè — a nécessité un investissement public conséquent. Ces nouveaux espaces ont permis l’installation de plusieurs milliers de commerçantes dans des conditions présentées comme plus sûres et plus hygiéniques que les anciens marchés à ciel ouvert.
L’ANaGeM, chargée de la mise en œuvre opérationnelle, devrait préciser dans les prochains jours les nouveaux taux applicables à compter de juillet 2026. La mesure s’appliquera aux infrastructures urbaines et régionales déjà en exploitation, tandis que plusieurs chantiers restent attendus, dont le transfert partiel du marché de Dantokpa et l’ouverture du pôle commercial Général Mathieu Kérékou à Cotonou.


