Bénin : Une femme aurait été séquestrée après avoir rompu avec son fiancé

Une affaire mêlant rupture amoureuse et poursuites pénales se poursuit devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Jeudi 2 juillet 2026, deux hommes, dont l’ancien fiancé d’une jeune femme de 22 ans, ont comparu pour des faits présumés de séquestration. D’après Bip Radio, ils sont soupçonnés d’avoir retenu la victime afin de la convaincre de renouer une relation sentimentale qu’elle avait choisie d’interrompre.

À l’issue de l’audience, la juridiction a maintenu les deux prévenus en détention provisoire et a fixé la suite de la procédure au 27 août 2026, date prévue pour les réquisitions du ministère public.

Une rupture à l’origine des poursuites

Les faits remontent à la fin du mois de mai 2026 dans la commune de Zakpota. Selon les déclarations de la jeune femme devant la CRIET, elle entretenait une relation avec son ancien fiancé depuis quatre à cinq ans. Au cours de cette période, celui-ci avait officiellement demandé sa main auprès de sa famille.

La jeune femme explique avoir ensuite décidé de mettre fin à cette relation, estimant qu’elle ne souhaitait plus poursuivre ce projet de vie. Après un échec au baccalauréat, elle aurait voulu apprendre un métier. Elle affirme toutefois que ses parents considéraient que cette décision devait recevoir l’accord de son fiancé.

Avec leur autorisation, elle s’est finalement installée à Cotonou pour travailler comme ménagère. Elle y a rencontré un autre homme avec lequel elle a entamé une nouvelle relation. Au moment des faits, elle a indiqué être enceinte de deux mois de son nouveau compagnon.

Une séquestration présumée après un retour au village

Toujours selon son récit rapporté par Bip Radio, la jeune femme venait de présenter son nouveau compagnon à sa famille lorsqu’elle aurait été interceptée sur le chemin du retour. Accompagnée de son jeune frère, elle raccompagnait une invitée à moto lorsque plusieurs personnes leur auraient barré la route.

Elle affirme avoir reconnu son ancien fiancé ainsi qu’un de ses proches parmi les personnes présentes. Après avoir ramené son frère et la motocyclette au domicile familial, les deux hommes l’auraient conduite chez l’ex-fiancé.

La victime déclare y avoir passé une nuit, du dimanche au lundi. Elle précise n’avoir subi aucune violence physique, mais affirme avoir fait l’objet de nombreuses pressions pour accepter de reprendre son ancienne relation. Malgré ses explications sur sa nouvelle vie et sa grossesse, les deux hommes auraient continué à tenter de la convaincre. « Ils voulaient que je revienne avec lui », a-t-elle expliqué devant la Cour.

La jeune femme indique avoir simulé des douleurs afin d’être transportée dans un centre de santé. Une fois sur place, elle a informé le personnel médical de sa situation. Les soignants ont alors alerté les forces de l’ordre, ce qui a conduit à l’interpellation des deux suspects.

Les prévenus livrent des versions différentes

À la barre, l’ancien fiancé a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Son coaccusé, en revanche, a contesté toute implication dans cette affaire. Interrogée sur une éventuelle demande de dommages et intérêts, la victime a indiqué ne réclamer aucune réparation. Sa famille a toutefois souhaité qu’un état des dépenses engagées par l’ancien fiancé durant leur relation soit établi en vue d’un éventuel remboursement.

Le principal prévenu a déclaré ne pas vouloir récupérer les sommes qu’il aurait dépensées pendant leurs années de relation. Il a affirmé que son objectif était uniquement de reprendre la vie commune avec son ancienne fiancée.

Au cours des échanges, les juges ont rappelé que le droit béninois protège le consentement au mariage et sanctionne toute union imposée ou obtenue sous la contrainte. À l’issue de l’audience, la CRIET a confirmé le mandat de dépôt des deux prévenus et renvoyé le dossier au 27 août 2026. À cette date, le ministère public présentera ses réquisitions avant que la juridiction ne poursuive l’examen de l’affaire.

2 réflexions au sujet de “Bénin : Une femme aurait été séquestrée après avoir rompu avec son fiancé”

  1. Criet ???
    Un vaste chantier pour Wadagni.
    Ce machin qui a été créé par Talon pour régler des comptes à ses adversaires politiques n’a plus droit d’être .
    Voyez-vous que faute de dossiers politiques tout le monde etant dans le rang dans le pays; ça traite de faits divers ce tribunal d’exception qui est une honte pour les praticiens du droit de mon pays.
    Un tribunal d’exception dans un pays en paix et de paix.
    Et ces gens-là ( magistrats diplômés UAC) sont payés à ne pas dire le droit avec l’argent du contribuable tant il est vrai qu’ils ne connaissent pas les fondements du droit positif .
    Une des anomalies du système judiciaire depuis Talon .
    Cherchez l’erreur

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    • Même son initiateur Me Quenum ex garde des sceaux ministre de la justice a pris la clé des champs pour ne pas être rattrapé par le monstre judiciaire qu’il a façonné .
      Il erre en ce moment en Europe occidentale .
      Cherchez l’erreur

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