Burkina Faso : plus de 400 terroristes éliminés selon l'armée

L’État-Major général des armées du Burkina Faso a annoncé, dans un communiqué publié le 1er juillet, que les Forces armées nationales (FAN) et les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont neutralisé plus de 400 terroristes à l’issue des combats menés le 30 juin dans plusieurs localités de l’est et du nord-est du Burkina Faso. Selon l’armée, ces opérations sont intervenues après des attaques coordonnées visant des positions militaires à Gayéri, Solhan et Sebba.

Les affrontements ont mobilisé simultanément des unités terrestres et des moyens aériens. Les autorités militaires affirment que cette riposte a permis de repousser les assaillants tout en infligeant de lourdes pertes aux groupes armés impliqués.

Les forces burkinabè revendiquent une importante saisie de matériels

D’après l’État-Major général des armées, les unités engagées ont réagi immédiatement après les attaques lancées contre les positions de Gayéri, dans la région de la Sirba, ainsi que de Solhan et Sebba, dans la région du Liptako.

« Les frappes aériennes ciblées et les combats au sol ont permis de neutraliser plus de quatre-cents (400) terroristes, de récupérer un important lot de matériels dont plus de deux-cent cinquante (250) motos, trois-cent cinquante-trois (353) armes tous calibres confondus, des munitions de guerre et des moyens de communication », indique le communiqué militaire. Les autorités présentent cette opération comme l’une des plus importantes conduites ces derniers mois contre les groupes armés actifs dans le pays.

Une stratégie militaire renforcée depuis plusieurs années

Cette annonce intervient alors que le Burkina Faso a profondément réorganisé son dispositif de lutte contre le terrorisme. Les autorités ont renforcé les effectifs des Forces armées nationales, accéléré le recrutement des Volontaires pour la défense de la patrie et créé de nouveaux Bataillons d’intervention rapide (BIR) afin d’améliorer la mobilité des unités sur le terrain.

Les opérations s’appuient également davantage sur les capacités aériennes, notamment les drones et les aéronefs de combat, utilisés pour le renseignement, la surveillance et l’appui aux troupes engagées au sol. Cette combinaison entre frappes aériennes et interventions terrestres est désormais au centre de la doctrine opérationnelle adoptée par les forces burkinabè.

Les autorités ont également multiplié les implantations militaires dans plusieurs zones sensibles afin de renforcer le contrôle du territoire et de soutenir les opérations de reconquête des localités affectées par les violences. Les forces burkinabè indiquent poursuivre leurs actions dans les zones concernées afin de rechercher les assaillants en fuite, sécuriser les positions militaires et exploiter les matériels récupérés au cours de cette intervention.

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