Le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Samuel Paré, a annoncé que les meilleurs bacheliers burkinabè de la session 2026 poursuivront leurs études supérieures au Burkina Faso. Cette décision, présentée le 14 juillet 2026 à Ouagadougou, intervient alors que les autorités affirment vouloir renforcer les capacités nationales de formation et retenir les compétences issues de l’excellence scolaire.
Les futurs lauréats concernés seront orientés vers des établissements nationaux capables, selon le ministère, de proposer des formations de haut niveau dans plusieurs domaines stratégiques. Le gouvernement estime que cette orientation doit permettre aux meilleurs profils académiques de participer davantage aux besoins de développement du pays après leur formation.
L’Académie technologique du Faso annoncée comme un nouvel outil de formation
Parmi les nouvelles structures citées par le ministère figure l’Académie technologique du Faso (ATF), dont l’ouverture est prévue pour la prochaine rentrée académique. Cette institution doit contribuer à la formation d’ingénieurs dans des secteurs considérés comme prioritaires pour le Burkina Faso.
Le Pr Samuel Paré a expliqué que la décision de maintenir les meilleurs bacheliers dans le pays repose sur les investissements réalisés dans l’enseignement supérieur. « Les conditions sont créées pour cela », a déclaré le responsable lors de son intervention, estimant que les universités, grandes écoles et nouvelles structures nationales disposent désormais d’une capacité renforcée pour accueillir ces étudiants.
La création de nouvelles filières et d’établissements spécialisés pourrait permettre au Burkina Faso de disposer progressivement d’un plus grand nombre de compétences formées dans des domaines techniques. Ces profils pourraient ensuite intégrer les secteurs public et privé, développer des projets locaux ou renforcer les capacités de recherche nationale.
Une politique destinée à limiter la fuite des compétences
Le maintien des meilleurs bacheliers sur le territoire répond également à un objectif de conservation des talents. Chaque année, certains étudiants burkinabè poursuivent leurs études dans des universités étrangères, notamment grâce à des bourses ou à des opportunités familiales. Une partie d’entre eux choisissent ensuite de construire leur carrière hors du pays.
En privilégiant une formation nationale des meilleurs élèves, les autorités espèrent créer un vivier de jeunes diplômés davantage connectés aux réalités économiques et sociales du Burkina Faso. Ces futurs cadres pourraient contribuer à répondre aux besoins dans des secteurs comme l’ingénierie, les technologies, l’agriculture, l’industrie ou encore la transformation locale des ressources.
Cette stratégie pourrait aussi avoir un effet sur les établissements nationaux. L’arrivée d’étudiants parmi les plus performants du pays est susceptible de stimuler la compétition académique, d’encourager les initiatives de recherche et d’améliorer l’attractivité des universités burkinabè.
Des résultats liés aux capacités d’accueil des établissements
La mise en œuvre de cette mesure dépendra toutefois des capacités réelles des structures d’enseignement supérieur à offrir des formations comparables aux standards internationaux. Les infrastructures, les équipements spécialisés, l’encadrement pédagogique et les opportunités de stages resteront des éléments déterminants pour assurer la réussite de cette politique.
Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation devra également accompagner ces étudiants dans leur parcours afin que leur formation réponde aux besoins du marché de l’emploi et aux priorités nationales.
Avec cette orientation annoncée pour les bacheliers de 2026, le Burkina Faso cherche à renforcer son système national de formation et à transformer l’excellence scolaire en compétences disponibles pour ses propres secteurs de développement. L’application de cette mesure doit débuter à partir de la prochaine rentrée académique avec l’orientation des meilleurs bacheliers vers les établissements retenus.




Le débat a évidemment lieu sur les sites burkinabè.
« Le maintien des meilleurs bacheliers sur le territoire…un objectif de conservation des talents »
Et ils sont contents ? Leurs parents aussi ?
Ils vont leur refaire le coup de « l’école nouvelle, unité de production » et les envoyer aux champs
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(@_@)
Ce n’est pas une bonne chose. L’endogamie ne produit que des dégénérés, c’est bien connu. Deux exemples :
Vietnam : c’est en brassant des compétences acquises à l’étranger par ses ressortissants (USA, Europe, Japon et Australie) que le pays s’attaque à ses enjeux sociétaux.
Algérie : la semaine dernière, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a reçu une délégation de jeunes algériens effectuant des études supérieures à l’étranger. Son message était le suivant : l’Algérie ne dit plus à sa diaspora : « revenez », elle lui dit désormais « restez connectés ». Dans un monde où les carrières scientifiques et entrepreneuriales se construisent souvent entre plusieurs pays, la question du retour définitif des cerveaux cède la place à celle des passerelles. Stages, projets communs, mentorat, codirections de recherche, réseaux universitaires ou accompagnement de start-up travaillant sur des thématiques liées au développement du pays.
C’est ainsi que fonctionne le monde d’aujourd’hui.
En Europe et aux USA, ils pratiquent l’endogamie intellectuelles mais pourquoi tu n’y trouves rien à redire.
Il ne faut pas confondre occidentalisation et developpement.
Ce dont tu parles n’est pas du brassage mais une tutelle intellectuelle. Car les africains qui y vont ne proposent rien, d’ailleurs, ils sont formés selon les besoins de l’Occident. D’où leur décalage et leur inutilité une fois retournés au pays.
La majorité des dirigeants africains ont été formés en Occident, depuis les années 1960 et même avant. Où en sommes nous ? Ils y ouvrent des comptes offshores dans des paradis fiscaux, ils essaient de jouer aux occidentaux frelatés.
Il faut apprendre de ses erreurs et ne pas avoir peur d’essayer autre chose.
très bonne initiative. il faut qu’ils soient enraciné et non déracinés. j’adore 💚💛
La patrie ou la mort, nous vaincrons.
A bas la colonisation des têtes (matières grises, cerveaux).
Regardez les CV du russe Dmitri Medvedev, du ministre iranien des affaires étrangères, etc. Ils ont fait une partie de leurs études en occident. On ne peut pas les soupçonner de ne pas être patriotes ?
De façon générale, pourquoi certains africains formés en occident ne rentrent pas après leurs études ? Il faut regarder en amont. Y a-t-il un projet local de développement clairement défini nécessitant les compétences pour lesquelles ils partent se former ? Si la réponse est non, c’est fini. Les autres raisons sont secondaires.
Les africains qui ne rentrent pas, c’est parce qu’ils ne partaient pas pour rentrer. Peu importe ce que tu leur proposes, ils trouveront toujours une excuse. Soit le salaire, soit le climat, soit la sécurité sociale, soit les transports, soit les voisins, etc bref ça ne sera pas assez occidental à leur goût.
Le travail en amont est bien ce que le Burkina décidé. Construire des têtes qui n’auront rien à envier.
C’est dans un débat intellectuel que tu découvres les limites du matériel.
Par ailleurs, ceux qui voulaient rentrer n’ont pas attendu de proposition, ils sont rentrés.
Je comprends votre point de vue et le respecte. Je fais d’une pierre deux coups pour répondre à vos deux posts.
« Car les africains qui y vont ne proposent rien, d’ailleurs, ils sont formés selon les besoins de l’Occident. »
En partie vrai, ça dépend du type de formation (décideur, manageur, technicien). Mais celui qui revient après une formation à l’étranger doit s’insérer tel une pièce de lego dans un ensemble prédéfini, c’est ce que j’appelle un projet défini en amont. J’approuve les autorités burkinabè lorsqu’ils veulent avoir un droit de regard sur la nature des études que leurs concitoyens souhaiteraient effectuer à l’étranger.
« Ils y ouvrent des comptes offshores dans des paradis fiscaux, ils essaient de jouer aux occidentaux frelatés. »
Ils sont nombreux à n’avoir pas fait leurs études à l’étranger mais ont des comptes en Suisse ou ailleurs
Pour être concret, voici ce que j’appelle projet en amont : un gouvernement africain décide de créer une dizaine d’hôpitaux dans son pays. Pendant les infrastructures sont en construction, il dépêche un groupe de personnes (directeurs, chef de services,…) à l’étranger (pas nécessairement en occident) pour se former pour servir dans ces structures. Sachant qu’ils ont une place réservée, je pense que ces personnes reviendront servir leur pays. Cela s’applique également à d’autres types de projet.