Après la polémique des serviettes qui avait marqué la CAN 2025 masculine au Maroc, le Nigeria se retrouve une nouvelle fois confronté à une affaire de vol dans le pays. Cette fois, de l’argent a été dérobé à plusieurs joueuses des Super Falcons dans leur hôtel de Casablanca, où un employé a ensuite été arrêté par la police.
Un employé d’un hôtel de Casablanca a été interpellé samedi dans une affaire de vol visant plusieurs joueuses de la sélection féminine du Nigeria, engagée dans la Coupe d’Afrique des nations féminine 2026. Selon un communiqué de la police judiciaire du district de sûreté d’Anfa, le suspect est accusé d’avoir soustrait l’équivalent de 10 000 dirhams dans les chambres des sportives avant d’être placé en garde à vue.
Les enquêteurs indiquent qu’une perquisition a permis de retrouver les sommes recherchées. D’après les autorités, l’argent provenait des vols signalés et avait été converti de dollars en dirhams.
Les joueuses dénoncent la gestion de l’affaire
L’affaire a éclaté après les révélations de la milieu de terrain Esther Okoronkwo sur les réseaux sociaux. La joueuse affirme que plus de 1 000 dollars ont disparu de sa chambre ainsi que de celles de plusieurs coéquipières pendant leur séjour à l’hôtel Marriott de Casablanca.
Selon le quotidien nigérian Punch, les victimes comprendraient aussi la gardienne Chiamaka Nnadozie, la défenseure Michelle Alozie et la capitaine Rasheedat Ajibade. Dans ses déclarations relayées par le média, Esther Okoronkwo a critiqué la réaction de l’établissement, affirmant qu’aucune explication ne leur avait été donnée et dénonçant un traitement qu’elle jugeait « irrespectueux ».
Le vol serait survenu le dernier jour du stage de préparation des Super Falcons, entamé le 15 juillet à Mohammedia, juste avant le départ de la délégation vers Rabat, où l’équipe doit disputer les rencontres du groupe C de la compétition.
Un nouveau précédent après la CAN 2025
Cette affaire rappelle un autre épisode ayant suscité de nombreuses réactions lors de la CAN masculine 2025 organisée au Maroc. Pendant la demi-finale opposant le Nigeria au pays hôte, les serviettes du gardien nigérian Stanley Nwabali avaient été retirées ou jetées à plusieurs reprises par des ramasseurs de balle et des personnes présentes derrière le but.
L’incident avait alimenté un vif débat après la rencontre, avant d’être de nouveau évoqué dans les semaines suivantes. Des observateurs avaient également établi un parallèle avec une situation impliquant le gardien sénégalais Édouard Mendy, ce qui avait conduit la CAF à être interpellée sur ces pratiques.
Si les deux affaires sont de nature différente, elles ont en commun d’avoir placé la délégation nigériane au centre d’une polémique lors de compétitions continentales disputées au Maroc. Dans le dossier actuel, les autorités marocaines affirment avoir rapidement identifié un suspect et récupéré les fonds signalés comme volés, tandis que l’enquête judiciaire se poursuit afin d’établir l’ensemble des circonstances des faits.



