Elon Musk ridiculise Xavier Niel qui sort des preuves pour le confondre

Des e-mails datant de février 2014 viennent d’être publiés par Xavier Niel pour prouver l’existence d’un contact avec Elon Musk. Le fondateur de Free réagissait ainsi à un message du patron de Tesla affirmant ne pas le connaître, publié le 22 juillet sur X en réponse à un extrait promotionnel du spectacle Comment devenir milliardaire, diffusé sur Canal+.

Un tweet qui efface une rencontre revendiquée

Sur scène, Niel racontait une rencontre avec Musk dans les catacombes de Paris, laissant entendre que les deux hommes s’étaient déjà parlé directement. Lorsque l’extrait lui parvient sur X, l’homme d’affaires américain répond : « Je n’ai aucune idée de qui est cet homme ». La formule, sèche, réduit le Français à un inconnu et jette le doute sur la véracité de son récit scénique.

Plusieurs internautes accusent Niel d’avoir enjolivé, voire inventé, cette proximité avec le propriétaire de X. Pour couper court, le fondateur d’Iliad publie d’anciens courriels datés de 2014, présentés comme des échanges directs entre les deux hommes. Ces documents, à ce stade non authentifiés par une source indépendante, suggèrent qu’un contact remontant à plus de dix ans a bien existé.

Un précédent qui contredit le déni de Musk

L’épisode ravive le souvenir d’un clash bien plus violent, survenu le 10 février 2025. Interrogé sur France 2 dans l’émission Télématin, Niel avait qualifié Musk de « plus grand entrepreneur du monde » tout en le traitant, dans la foulée, de « connard ». La réplique était tombée quelques heures plus tard sur X : Musk avait accusé son homologue français d’avoir été « un véritable proxénète », en référence à sa mise en examen de 2004 dans une affaire liée à des investissements dans des établissements pour adultes parisiens.

Niel avait bénéficié d’un non-lieu sur ce chef d’accusation en août 2005, avant d’être condamné en 2006 à deux ans de prison avec sursis et 250 000 euros d’amende pour recel d’abus de biens sociaux. Cette précision judiciaire, connue et documentée depuis 2006, contredit l’idée que Musk ignorerait l’identité de son interlocuteur : une attaque aussi documentée suppose une connaissance minimale du profil visé.

Un an après, un mème resurgit

L’échange de février 2025 s’était soldé par une pique désormais culte de Niel sur X : « On va régler ça au Lidl », clin d’œil à une blague virale où un internaute lui proposait un rendez-vous devant un magasin de l’enseigne allemande. Reprise des milliers de fois, la formule avait fini par dépasser le cadre de la querelle initiale pour devenir un symbole de duel entre milliardaires sur les réseaux sociaux.

Le fondateur de Free, actionnaire du journal Le Monde et administrateur du fonds KKR, n’a pas confirmé publiquement l’authenticité intégrale des e-mails de 2014. Musk n’a pas réagi à cette nouvelle publication depuis son message du 22 juillet.

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