Gaza : le Conseil de la paix de Trump annonce un accord pour le désarmement des groupes armés

Les armes du Hamas devraient être progressivement remises à une administration technocratique dans les prochaines semaines. Le Conseil de la paix, structure créée en janvier par Donald Trump, a annoncé jeudi soir un accord portant sur le désarmement complet du mouvement islamiste et des autres factions armées présentes dans la bande de Gaza.

Sur son réseau Truth Social, le président américain a qualifié l’accord d’« étape monumentale vers une paix et une sécurité durables ». Des responsables du Hamas ont confirmé à l’AFP qu’un accord avait été trouvé « concernant la question des armes », ainsi que sur un retrait progressif des forces israéliennes.

(📲 Ne ratez aucune de nos news géopolitiques! Rejoignez 👉 LNT Inter sur WhatsApp !)

Un désarmement encadré par un comité technocratique

L’accord prévoit que les armes du Hamas soient remises au Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), un organisme composé de technocrates palestiniens mis en place par le Conseil de la paix. Cette structure doit superviser la gestion du territoire pendant une période transitoire, avant l’installation d’un nouveau gouvernement palestinien.

Selon des responsables américains et du Conseil de la paix cités sous couvert d’anonymat, la police de Gaza remettrait ses armes à cette administration dans un délai de deux semaines. Aucun calendrier précis n’a en revanche été communiqué pour le désarmement du Hamas ou d’autres groupes armés opérant dans l’enclave, comme le Djihad islamique palestinien.

Une fois le processus achevé, l’armée israélienne se retirerait de Gaza, où elle contrôle actuellement environ 70 % du territoire. Une Force internationale de stabilisation serait alors déployée pour travailler aux côtés d’une nouvelle force de police palestinienne.

Israël exprime des réserves sur la proposition

Le gouvernement israélien a accueilli l’annonce avec prudence. Un diplomate israélien a indiqué au Times of Israel que la proposition « ne répond pas adéquatement » aux exigences de Tel-Aviv en matière de démilitarisation complète, jugée préalable à tout retrait. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou aurait fait part de ses objections à Tony Blair, membre du Conseil de la paix et ancien chef du gouvernement britannique.

Du côté palestinien, un négociateur du Hamas a averti que l’application de l’accord dépendrait du respect des engagements par toutes les parties, y compris Israël. L’accord fait partie de la deuxième phase du plan de paix en 20 points présenté par Donald Trump, dont les négociations étaient jusqu’ici bloquées sur les modalités du désarmement et de la reconstruction de Gaza.

Un cessez-le-feu entré en vigueur il y a neuf mois

L’attaque menée par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 a déclenché une offensive israélienne dans la bande de Gaza, ayant fait plus de 73 300 morts, selon le ministère de la Santé du territoire, des chiffres jugés fiables par l’ONU. Un cessez-le-feu négocié par les États-Unis, signé à Charm el-Cheikh, en Égypte, est entré en vigueur en octobre 2025.

Les médiateurs égyptien, qatari et turc ont joué un rôle central dans les négociations ayant conduit à cet accord. Une réunion doit se tenir prochainement au Caire afin de réaffirmer l’engagement des différentes parties à mettre en œuvre les termes convenus.

Laisser un commentaire