Une affaire peu commune vient de connaître son épilogue judiciaire au Ghana. Le tribunal de circuit de Kwadaso, à Kumasi, a condamné le mardi 21 juillet Ebenezer Frimpong, 26 ans, à un mois de prison après qu’il a reconnu avoir tenté de s’emparer d’un véhicule blindé de la police ghanéenne.
L’accusé, sans emploi et originaire d’Antwi Agyeikrom, avait d’abord contesté les faits avant de revenir sur sa position lors de la reprise de son procès. Ce changement de plaidoyer est intervenu après la remise d’un rapport établi par des spécialistes de l’hôpital universitaire Komfo Anokye, qui l’ont déclaré apte à comparaître devant la justice.
Une tentative de fuite rapidement stoppée
Les faits remontent au 14 avril 2026. D’après les éléments présentés devant le tribunal, un véhicule blindé de la police immatriculé GP 1131 était conduit vers un atelier pour une opération de maintenance par le caporal-chef Joshua Denkyi.
Le policier aurait immobilisé le véhicule à proximité du marché de Nkawie afin d’acheter des médicaments après avoir été pris d’un malaise. C’est durant cette absence qu’Ebenezer Frimpong se serait installé au volant avant de prendre la direction de l’axe Nkawie-Abuakwa-Kumasi.
L’alerte a immédiatement été donnée. Avec l’appui d’agents motocyclistes de la division régionale de la circulation routière (MTTD), les forces de l’ordre ont intercepté le suspect à Mim, près d’Abuakwa, avant qu’il ne puisse poursuivre sa route.
Le rapport psychiatrique a relancé la procédure
Présenté une première fois devant le tribunal le 5 mai 2026, le prévenu avait plaidé non coupable. La juridiction avait alors ordonné une expertise psychiatrique afin d’évaluer son aptitude à être jugé.
Lors de l’audience du 21 juillet, le rapport médical attendu depuis plusieurs mois a été versé au dossier. Après avoir reconnu les faits, l’accusé a confirmé au juge Jephthah Appau qu’il comprenait les conséquences de son changement de position.
Le magistrat a expliqué que la peine relativement courte était liée au fait que le jeune homme était un primo-délinquant et qu’il avait finalement reconnu sa responsabilité sans prolonger inutilement la procédure. De son côté, le procureur de police, l’inspecteur Albert Asagre, avait demandé au tribunal d’appliquer les dispositions prévues par la loi après ce plaidoyer de culpabilité.
Au terme de l’audience, le tribunal de circuit de Kwadaso a prononcé une peine d’un mois d’emprisonnement, mettant ainsi un terme à une procédure judiciaire ouverte depuis l’arrestation du prévenu, le 15 avril 2026.




Si c’était au Bénin, il écopetait de 7 ans de prison minimum, et 20 ans maximum pour détruire sa jeunesse.