Une somme de 640 000 FCFA aurait été soutirée à une femme par un homme se présentant comme marabout à Gogounou, avant son interpellation par la police le dimanche 9 août 2026. Le suspect, originaire de Banikoara, aurait été arrêté alors qu’il revenait chercher une nouvelle somme d’un million de francs CFA, selon la Police républicaine.
L’affaire a débuté après la plainte d’une femme qui recherchait une solution à des disparitions répétées d’argent. Le suspect lui aurait d’abord demandé 40 000 FCFA pour préparer un dispositif censé protéger ses économies.
600 000 FCFA confiés dans un canari
Après cette première opération, le suspect serait revenu avec un canari. Il aurait alors expliqué à la plaignante que ses économies devaient être placées dans le récipient pendant une période déterminée.
La victime lui aurait remis 600 000 FCFA. L’argent aurait été enveloppé dans du papier puis attaché avec un fil rouge, avant d’être placé dans le canari.
Le protocole présenté par le suspect prévoyait une ouverture du récipient trois jours plus tard. À l’échéance, la propriétaire de l’argent aurait découvert que les fonds avaient disparu.
Alertée, la police a ouvert une enquête. Les investigations du commissariat de l’arrondissement central de Gogounou, dirigées par le commissaire KOUDORO Constant, ont permis d’identifier et d’interpeller le suspect.
Le suspect revenait chercher 1 million FCFA
Selon la Police républicaine, l’homme avait quitté Banikoara pour se rendre à Gogounou avec l’intention de récupérer une nouvelle somme de 1 million FCFA auprès de la même victime.
Son interpellation est intervenue avant cette nouvelle remise d’argent. Entendu par les enquêteurs, il aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il aurait toutefois soutenu que « l’argent allait réapparaître » quelques jours plus tard.
Cette affirmation n’a pas permis d’éviter son placement en garde à vue. Une procédure judiciaire est en cours et le suspect devrait être présenté au procureur de la République à l’issue des investigations.
La pratique de charlatanisme déjà poursuivie
Le dossier s’ajoute à d’autres procédures judiciaires liées à l’escroquerie et aux pratiques de charlatanisme au Bénin. Le ministère de la Justice répertorie actuellement des personnes recherchées pour des faits comprenant l’escroquerie et la pratique du charlatanisme, ce qui montre que ces infractions peuvent faire l’objet de poursuites pénales. Le droit béninois prévoit par ailleurs des poursuites pour les manœuvres frauduleuses destinées à obtenir de l’argent ou un avantage indu. Dans cette affaire de Gogounou, les qualifications pénales définitives seront déterminées au cours de la procédure judiciaire.
À ce stade, le suspect est présumé innocent jusqu’à une éventuelle décision de justice devenue définitive. La Police républicaine n’a pas indiqué si d’autres victimes pourraient être concernées par les agissements qui lui sont reprochés.



