Guerre en Iran : la cote de popularité de Trump chute à 32%, un nouveau plancher

Le taux d’approbation de Donald Trump est tombé à 32% selon un sondage Quinnipiac publié le 29 juillet, son niveau le plus bas depuis le début de ses deux mandats à la Maison-Blanche. Le baromètre de l’agrégateur Silver Bulletin, tenu par le statisticien Nate Silver, confirme la tendance avec un solde net d’opinion de -20,6 points, en recul par rapport à -16,4 points enregistrés le 14 juillet.

Le dossier iranien plombe la cote présidentielle

La dégringolade coïncide avec un rejet croissant de l’engagement militaire américain aux côtés d’Israël contre l’Iran. Deux tiers des électeurs sondés par Quinnipiac désapprouvent désormais la poursuite du conflit, un niveau de contestation jamais mesuré par l’institut depuis février. Sur le terrain, les hostilités se sont intensifiées mercredi après plusieurs jours d’accalmie : des missiles iraniens auraient été interceptés par les forces américaines, qui ont ensuite ciblé des positions de milices proches de Téhéran en Irak, en coordination avec Riyad. En parallèle, des frappes de drones ont visé l’Égypte, une première depuis le déclenchement du conflit.

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Selon des informations relayées par NBC News, le président se montrerait exaspéré par l’enlisement du dossier et aurait haussé le ton lors d’une réunion à la Maison-Blanche la semaine dernière. La porte-parole Karoline Leavitt a toutefois démenti cet épisode. Trump a par ailleurs indiqué rester ouvert à des négociations avec Téhéran, tout en menaçant de poursuivre les frappes en cas de non-respect d’un éventuel accord.

L’économie, deuxième front de la contestation

Au-delà du conflit iranien, la gestion économique alimente la défiance. Un sondage CNN/SSRS situe l’approbation générale à 34%, un niveau identique à celui de janvier 2021, dans la foulée de l’assaut du Capitole — mais avec un solde net plus dégradé encore : -32 points contre -28 à l’époque, conséquence d’une désapprobation devenue majoritaire. À peine un quart des sondés valide la gestion présidentielle de l’inflation, et une proportion plus faible encore celle des prix de l’essence. Près des deux tiers des Américains estiment désormais que le pays est en récession, contre 52% un an plus tôt selon les données de l’American Research Group.

Le pessimisme progresse même chez les électeurs républicains : en février 2025, alors que 43% approuvaient l’action du président, près de la moitié de ses soutiens anticipaient une amélioration de l’économie dans l’année à venir. Cette proportion s’est effondrée depuis. Chez les indépendants, moins d’un quart approuvent la politique économique de la Maison-Blanche — un segment électoral considéré comme déterminant dans les scrutins législatifs à venir.

À titre de comparaison historique, lors de son premier mandat, la cote de Trump n’était descendue qu’à 33% en décembre 2017, un plancher qu’il n’avait plus atteint jusqu’à cette nouvelle série de sondages de l’été 2026.

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