Maroc : ce que l'on sait sur ce Français arrêté à Tétouan et recherché dans l'Hexagone

Une notice rouge d’Interpol suffit parfois à mettre fin à des mois de cavale. C’est ce qui vient de se produire à Tétouan, où les services de police ont interpellé, lundi 6 juillet, un ressortissant français de 34 ans visé par un mandat d’arrêt émis par la justice française. L’opération a été menée par la préfecture de sûreté de la ville, avec l’appui d’informations transmises par la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST).

Une interpellation fondée sur une vérification Interpol

L’homme a été localisé et contrôlé après que les policiers marocains ont croisé son identité avec les bases de données de l’Organisation internationale de police criminelle. Cette vérification a confirmé qu’il faisait l’objet d’une notice rouge, diffusée à la demande du Bureau central national de Paris, l’antenne française chargée de transmettre les demandes de recherche à Interpol.

Une notice rouge n’équivaut pas à un mandat d’arrêt international à proprement parler : il s’agit d’une alerte de coopération policière, fondée sur une décision judiciaire nationale, que chaque État membre applique selon son propre droit. Dans ce dossier, elle a été émise en vue de l’exécution d’une décision de justice prononcée en France à l’encontre du suspect.

Des faits de violences remontant à 2025

Le Français est poursuivi dans l’Hexagone pour son implication présumée dans une agression physique contre une femme, survenue au cours de l’année 2025. Aucune précision supplémentaire sur les circonstances exactes de l’affaire n’a été communiquée par les autorités marocaines à ce stade.

Ce type d’opération fait suite à une série de coopérations sécuritaires récentes entre Rabat et Paris : début juin, onze personnes recherchées par la justice française, belge ou néerlandaise avaient déjà été interpellées simultanément à Tanger et Marrakech, dans des dossiers de trafic de stupéfiants et de blanchiment d’argent. Cette coopération repose notamment sur des échanges directs d’informations entre la DGST et les bureaux centraux nationaux d’Interpol, sans nécessiter de traité d’extradition bilatéral spécifique pour chaque cas.

Une procédure d’extradition désormais engagée

À la suite de son arrestation, le suspect a été placé sous le régime de la procédure d’extradition, sur instruction du parquet compétent. Cette étape doit permettre d’examiner les conditions légales d’une éventuelle remise aux autorités françaises. Le calendrier précis de cette procédure, qui peut impliquer plusieurs semaines de vérifications judiciaires, n’a pas encore été communiqué.

Laisser un commentaire